2018, Semaine 1

Comme j’en parlais en fin d’année, je me suis mise en tête de fabriquer mon propre journal pour 2018.

J’avais envie d’un carnet solide, épais et esthétiquement plutôt sobre.

Je suis partie de deux cahiers standards A5 à petits carreaux. Les pages pointillées vont probablement me manquer mais le papier est épais et je pense que ça sera un bon compromis.

J’ai consciencieusement arraché les couvertures puis retiré un maximum de la colle présente sur les dos. Ensuite, j’ai tenté de rassembler les deux cahiers en les cousant… Une opération fastidieuse que j’ai franchement bâclé.
On verra bien si ça tient.
Ensuite, j’ai ré-encollé le dos à la colle blanche/à bois/vinylique… Genre beaucoup-beaucoup… En accumulant les couches entre deux temps de séchage. Et enfin, renforcé/stabilisé l’ensemble avec du kraft gommé.

Avec trois morceaux de bolduc de récupération, j’ai mis en place des marque-pages.
Bon, à l’usage, il s’avère que leur manque de flexibilité les rend franchement peu pratiques, j’hésite même à les retirer.

Avec du carton de récupération solide – des fonds de bloc à dessin, j’ai fabriqué une couverture facilement.
J’ai prévu quelques millimètres de marge par rapport aux cahiers, encollé trois morceaux distincts sur du papier kraft avec beaucoup de colle blanche, en laissant un espace entre chaque pour l’articulation et encore une fois renforcé le tout avec du kraft gommé.

D’autre part, en repliant une chute de papier kraft et en la tartinant de colle, je me suis improvisé un passant pour stylo dont je suis plutôt contente.
Il tient bien le choc et je peux y glisser deux crayons.

A l’aide d’une perforeuse, j’ai fait deux trous dans la quatrième de couverture pour passer un élastique plat de récupération, que j’ai – très élégamment – agrafé comme une barbare.
Et j’en ai profité pour coller mon passant à stylo.

J’ai collé le dos de mes cahiers dans la couverture, à la colle forte/transparente/qui-pue. Ça a l’air de tenir pour le moment mais avec le recul, je regrette de ne pas avoir dégainé le pistolet à colle.

Enfin, j’ai relié la première de couverture à la première page des cahiers (ainsi que la quatrième de couverture à la dernière page des cahiers) avec une belle feuille de papier bien épais. Je ne sais pas comment ça tiendra dans le temps mais ça avait le mérite de finir le travail joliment.

Pour ce résultat final.

Il est un peu lourd et vous pouvez voir que les cahiers ont bougé avant de se stabiliser – ils dépassent un peu de la couverture mais je suis plutôt satisfaite, dans l’ensemble.

J’avais pensé le protéger avec du couvre-livre transparent mais je suis curieuse de voir comment le kraft, le carton et les articulations évolueront dans le temps. Alors je me suis dit qu’au pire, ça serait l’occasion de changer de couverture en cours d’année.

A l’intérieur, j’aime le papier épais mais je ne l’ai pas encore soumis à tous les tests : encre, aquarelle, feutres à alcool… J’en reparlerai.

Et voilà ma couverture pour le mois de janvier !

Les marque-pages s’étant révélés totalement décevants, je pense me rabattre sur un marquage des tranches des pages importantes.

Et pour le moment, j’ai reproduit l’organisation qui m’avait si bien convenu l’année dernière : une double page par semaine.

Moyennant quelques heures de travail – dont pas mal de temps de séchage, un peu de débrouillardise, des tutos en ligne, du matériel de bureau et une somme relativement modique… Ça me semble une bonne opération.

Toutefois, le verdict final sera pour la fin de l’année.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas !

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