Sketchbook de mars

Je vais tricher un peu ce mois-ci puisqu’il s’agit plutôt d’une collection de croquis de ces dernières semaines, correspondant au même thème. Extrêmement frustrée, j’ai décidé de m’entraîner sérieusement à représenter les corps humains.

Pour éviter de me laisser ralentir ou même arrêter par des considérations matérielles – les croquis vraiment très laids dans les jolis carnets, toussa – j’ai bricolé un carnet A5 qui ne craint aucun outrage ! Et armée d’une banque de photos, je me suis lancée, enfin, les jours où j’étais prête à me prendre copieusement la tête.

Je progresse lentement mais dans tous les cas, je ne suis pas mécontente d’avoir trouvé une manière d’aborder le problème.

Je commence donc par une esquisse au crayon bleu et puis j’encre soit à l’aide du carbon ink pen de Platinum, soit du brush pen de Pentel.

Je fais des progrès mais ça reste très raide, fastidieux et parfois franchement décevant, quand je ne parviens pas du tout à retranscrire les traits ou le mouvement du modèle.

Faux stickers

De temps à autres, les idées de projets viennent de l’extérieur. Cette fois, il est question de d’assembler un album photo pour célébrer un anniversaire et j’ai eu envie de d’apporter ma pierre à l’édifice en créant des miniatures faciles à intégrer à la mise en page.

J’ai commencé par rassembler des idées et les goûts de la personne à qui est destiné le cadeau puis j’ai élaboré un plan et un guide, pour évaluer la taille et la disposition des miniatures sur une page.

Soixante paraissait le chiffre approprié même s’il était impressionnant au départ. J’y suis allée progressivement, en créant des formes simples et des aplats de couleurs, malheureusement, je n’ai pas pris de photos de mon processus anarchique.

J’ai regroupé les idées par planches thématiques et je me suis tenue à une palette limitée pour que l’ensemble soit cohérent.

Enfin, j’ai découpé les formes une à une, en ménageant un liseré blanc qui leur donne des airs de stickers.

Et voilà le travail !

Plumes

Lancée dans mes A5 avec des lavis d’encres comme démarrage, j’ai produit une petite série de plumes, probablement inspirées de ces croquis de l’année dernière.
Je me suis laissée aller à faire les choses à l’instinct et je suis plutôt contente du résultat.

Côté technique : un lavis de deux encres plus ou moins mélangées, une plume dessinée au brush pen de Pentel, un triangle au crayon noir ou blanc pour ajouter de la texture et enfin, des rehauts dorés, sauf pour la pièce dont le lavis était déjà doré et cuivre, où j’ai opté pour le blanc.

C’est le genre de projet qui m’apporte le plus de satisfaction, tant à l’élaboration que pendant la production. Pourtant, il me manque toujours quelque chose…

Sketchbook de février

Comme j’aime bien cette petite habitude, voilà rapidement des extraits de mon « gros » carnet de croquis A4. Principalement des gribouillis d’échauffement au carbon ink pen avec une couleur piochée au hasard.

Parfois, je pioche plusieurs couleurs, ou je vais chercher une contrainte de thème générée aléatoirement.

Il y a des jours plutôt sans, dans ce cas, je gribouille le plus souvent des blobs.

Les jours franchement sans, il n’y a rien à voir, évidemment.

Et les jours plutôt avec, où je suis satisfaite de tout ce que je fait !

Il est encore un peu tôt pour tirer des conclusions mais petit à petit, je reconnais ce qui fonctionne et ce qui me fait progresser.

Mais sans surprise, c’est avant tout la pratique quotidienne – même superficielle – qui permet de faire avancer les choses. Et puis, c’est toujours le premier pas le plus difficile, non ?

Illustrations

Ces derniers temps, je suis plutôt contente de ma pratique au niveau du croquis mais je me suis rendue compte que produire des choses un peu plus « finies » me manquait. J’ai donc tâtonné un peu…

Comme avec cette petite mage, par exemple mais je ne suis pas contente de ma coloration.

Ainsi qu’une série de lavis d’encres et de gouache superposée en A5.

En panne d’idées, je suis allée fouiner dans mes gribouillis disséminés ici et là… Et j’ai bien aimé celui là.

Il a donc donné naissance à cette pièce, qui finalement, n’est pas tellement plus intéressante que son minuscule original.

Enfin, j’ai à peu près trouvé mon bonheur avec cette pièce, sortie d’on ne sait où… D’un bois, apparemment. ^^;

Hourly Comic Day 2021

Je me suis réveillée le 1er février avec l’ #HourlyComicDay et j’ai décidé de me lancer. Il s’agit de dessiner un petit comic toutes les heures mais j’ai décidé qu’une douzaine serait bien assez pour moi ! 🙂

Côté matériel, l’encrage noir est au carbon ink pen de Platinum et les couleurs aux simples feutres Lyra avec une pointe pinceau.

On ne peut pas dire que je sois très emballée par le résultat mais je suis ravie d’avoir dépassé mes angoisses et tenté quelque chose.

Bien sûr, je me suis empressée de relier l’ensemble très simplement. 😉

Sketchbook de janvier

Je commence l’année par apporter quelques touches finales à un carnet, en attendant le courage de filmer un nouveau sketchbook tour.
La dernière page est remplie mais je ne suis pas prête à le considérer comme terminé alors je le feuillette et je rajoute des choses de-ci delà.

Dans le même temps, je réfléchis à ce que je veux faire ensuite, question croquis et échauffement du matin… Alors, je remplis d’autres carnets avec des blobs.

Avec la nouvelle année, je me décide à en ouvrir un nouveau et cette fois, ça sera du A4 !
La moi d’il y a quelques années n’aurait jamais pensé se sentir à l’étroit sur du A5.
Je pioche une couleur au hasard et je gribouille sans trop réfléchir…

Il y a des jours avec et des jours sans mais je ne suis pas mécontente de ces nouvelles habitudes. Quand je perds le fil, il suffit de revenir à la base et en ce qui me concerne, c’est gris de Payne et ocre, le brush pen de Pentel et le carbon pen de Platinum, des coquilles et des végétaux.

Phases

Cela fait plusieurs mois maintenant que j’ai plaisir à terminer des choses commencées parfois il y a bien longtemps. Aujourd’hui, six carrés de papier cartonné noir me posent une question : et alors quoi ?

J’ai pas mal tourné autour du pot et puis je me suis dis d’aller au plus simple : en ce moment, j’ai envie de tout tartiner de gouache.
C’est parti pour des formes simples et ma période bleue persiste.

Quelques bouts de ficelle, des trous ici et là et divers rehauts de blanc…

Je me retrouve à rendre hommage au concept de phases et même de cycle, suivant comment l’on arrange ces carrés peinturlurés.
Et ça me va très bien.

Et une fois n’est pas coutume, j’en ai même fait une petite vidéo !

2021

L’année dernière, je rédigeais un article similaire pour marquer le changement calendaire.

Je n’étais pas très sereine et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’année 2020 n’a pas manqué de raisons de s’inquiéter.

En vieillissant, je dois admettre que le nouvel an ne me remplit plus du même espoir puissant en l’avenir. Cet élan d’optimisme s’est transformé en quelque chose d’autre. Un sentiment de résilience, peut-être ?

2021 et moi nous rencontrons dans une atmosphère semblable. Cette année plus que tout autre, j’aime m’imaginer relire ce billet de blog dans un an et j’espère que toi aussi, lecteur.

Comme l’année passée, je suis allée regarder le dernier coucher de soleil de 2020, sur l’océan cette fois. C’est peut-être ce qui a inspiré tous ces coquillages au mois de décembre ?

D’abord, plusieurs lavis de bleus et de verts métallisés, suivis de formes instinctives au gris de Payne.
N’oubliez pas d’accrocher le reflet d’un nuage au passage.

Du crayon outremer pour dessiner mes coquillages.
J’ai gommé les chiffres, pour leur donner l’aspect évanescent qu’ils m’inspirent.
Et enfin, quelques rehauts d’or, pour le sable autant que l’espoir.