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#AugustAdipose

Ça fait un an ou deux que je regarde passer ce hashtag avec émerveillement. Par contre, mes compétences de restitution du corps humain me navrent toujours autant…
Tous mes remerciements et toutes mes excuses aux modèles ! <3

Merci aussi à Shelby pour ce tweet consciencieusement archivé mais aussi pour toutes ses illustrations superbes au cours du mois.

https://twitter.com/shelbobergen/status/1157410942499602432

J’ai attaqué la semaine fort en choisissant les images qui m’inspiraient le plus et en partant pour des illustrations complètes et stylisées.

Je n’étais pas mécontente du résultat – enfin, tant que je n’y regarde pas de trop près – et le processus ne s’est pas révélé trop pénible.

Finalement, une fois passée à la couleur, je ne voyais plus que les défauts mais je restais satisfaite du travail accompli.

Par la suite, j’ai eu toutes les difficultés du monde à m’y remettre alors j’ai décidé de revoir mes exigences à la baisse et de me contenter de gribouiller des croquis.
Une bonne manière de se rendre compte des progrès qui me restent à faire dans le domaine…

Le bestiaire et le sucrier

Cette fois, je me suis mise en tête de publier un dessin par jour, six jours par semaine et de ne pas trop me prendre la tête.
Cette fois, tout est parti d’un sucrier. Ou plutôt du couvercle dudit sucrier. Un joli cercle de taille raisonnable, un cadre rassurant mais permissif duquel on prend plaisir, ou pas, à s’affranchir.
Et puis les animaux sont une source presque intarissable d’inspiration et ils se prêtent bien à la stylisation.
Apparemment… C’est comme ça que naissent les séries.

Côté technique, la recette :

Un premier cadre de sucrier pour bien commencer. Une esquisse au graphite pour voir où l’on va. Gommage léger de l’esquisse à la gomme mie de pain. Encrage des lignes au Pocket Brush Pen de Pentel, j’essaie – timidement – d’y mettre un peu de caractère. Gommage des restes disgracieux de l’esquisse, à la gomme mie de pain toujours. Regretter de s’être lancée dans cette aventure sur un papier absolument pas approprié. Premières couleurs à l’aquarelle, garder la main leste. Laisser sécher et bien sécher. Approfondir quelques notes ici et là. Épargner ce pauvre papier. Laisser sécher à nouveau et prendre le thé, ou toute autre boisson chaude impliquant l’utilisation première d’un sucrier. Enfin, sculpter au crayon de couleur les creux et les bosses, les textures et tout ce qui vous passe par la tête. S’arrêter prudemment avant qu’il ne soit trop tard. Apprécier le travail accompli en sirotant sa boisson chaude.

Août-remer

Cette année, comme pour le blog, je suis moins investie dans mon journal.

Je me demande parfois si ça vient de la nouvelle forme que je lui ai choisi pour essayer, d’une lassitude passagère ou bien des aléas de la vie en général.

Cette année donc, le journal est un cousin éloigné et artisanal de ce que j’appelle les « traveler’s notebook ».

Une « pochette » qui regroupe des carnets que je peux ajouter/retirer simplement en les passant dans un élastique central.

L’idée étant de pouvoir varier les carnets intérieurs entre du papier adapté soit plus au dessin, soit plus à l’écriture. D’en transporter plus ou moins à la fois, voire, en conservant ce système plus d’un an, de ne pas subir de rupture brusque entre le mois de décembre et celui de janvier.

Ce système ne change pas tant que ça mes habitudes et j’utilise la même organisation mensuelle dans chaque carnet, par exemple.

Une page de couverture qui permet de repérer facilement chaque mois, un calendrier mensuel pour planifier et des pages de journal ensuite.

Mon recours massif au collage a peut-être à voir avec le fait que j’y passe moins de temps en général mais j’y dessine définitivement moins.
Cela fait quelques mois que j’utilise plus mes carnets de croquis dédiés ou même des feuilles de papier indépendantes.

La perpétuelle évolution de mes envies et de mes besoins dans le domaine est parfois un peu fatigante mais je commence à penser qu’elle est inévitable… Et si je regrette le fantasme d’un système éprouvé et rassurant, la fraîcheur du changement est aussi agréable !

Créatures

Tout commence souvent par un blob.

D’abord, j’applique de l’eau. Une bonne dose, même si apparemment, je pourrais encore être plus généreuse.

Ensuite vient la couleur.
Un bleu outremer profond, que j’affectionne beaucoup en ce moment, accompagné d’un orange complémentaire.

Quand tout est sec et bien sec, je prends mon temps pour encrer directement les premières caractéristiques de mes créatures.

Ici, je vois un œil ou une corne. Là, une fourrure épaisse.
Par la suite, le reste s’impose de lui-même.

Enfin, quand tout est à nouveau bien sec, j’ajoute des détails au crayon noir.

Un motif, une texture, une ombre.

C’est là que ces bestioles acquièrent tout leur caractère mais aussi que le risque d’en faire trop est le plus fort.

Je souris avec satisfaction mais je ne m’attarde pas plus longtemps, bientôt je pourrais bien leur trouver des noms et avoir envie de conter leurs étonnantes aventures…

Les petites roues

Je me disais bien que ça faisait un moment que je m’étais mise en tête de revenir fureter dans ces contrées abandonnées… Mais je n’avais pas réalisé que ça faisait deux mois.

DEUX LUTIN DE MOIS, nom d’une biscotte !

Alors rien n’est prêt et rien ne va comme je voudrais mais aujourd’hui, je ne sais pas, je m’en tamponne un peu ? Suffisamment ? Et par conséquent, je vais publier un nouvel article qui sera comme il sera et voilà.

Aquarelle alizarine, terre de Sienne brûlée et ocre, réhauts au crayon

Par moments, je n’arrive plus à prendre un crayon et un morceau de papier pour dessiner. C’est comme ça.

Quand ces périodes durent longtemps, si j’essaie d’en sortir en peignant directement quelque chose qui a la moindre prétention, c’est l’échec assuré.
Sans trop de surprise, entre la rouille des muscles, des idées et la pression de se sortir de l’impasse… Impossible d’être satisfaite de ce que j’aurais fait. C’est bête mais c’est comme ça aussi.

Pour aller de l’avant, il faut que j’accepte de remettre des petites roues à mon vélo.
De peindre ou de dessiner pour le seul plaisir de sentir le glissement du pinceau ou du crayon sur son support.
De voir les pigments se promener à leur gré dans leur bain.
D’observer les couleurs se marier amoureusement. Ou pas.

N’oubliez pas de respirer calmement. Et relâchez les épaules.

Aquarelle turquoise, vert de vessie et vert Guignet, réhauts au crayon

It’s alive !

Il paraît que les blogs, c’est has-been, un peu comme l’expression has-been, d’ailleurs mais je m’égare.
Le problème, c’est que je l’aime bien mon blog, même si on pourrait dire que je l’ai lâchement abandonné dans les bois, il y a presque un an…

Donc, à un moment, pas le choix, il faut bien rassembler son courage et retourner chercher son blog dans les bois et faire ce qu’on peut pour rattraper le temps perdu.
Mais le temps a passé et plus rien n’est comme avant, forcément, alors il faut reprendre de nouvelles habitudes et peut-être, faire les choses un peu différemment.

2018, Semaine 33 bis

Et comme apparemment, cette semaine je ne pensais qu’à ça, j’ai aussi peint un grand papillon de bois, à la gouache, fabriqué par mon papa.
Une première encourageante que j’espère améliorer à d’autres occasions !

2018, Semaine 33

Emballée par mon grand format de fin Juillet, j’ai eu envie de remettre ça.

Sur un lavis d’aquarelle alizarine et terre de Sienne brûlée, j’ai commencé mon motif à l’encre noire en partant d’un coin et ainsi de suite, au soleil sur la terrasse.

2018, Semaine 32

En vacances dans la famille, cette semaine a été bien remplie par du coloriage, une activité zen qui a le pouvoir de me divertir des heures durant.

Cette fois j’ai opté pour un album Hachette Loisirs art thérapie « Sous l’océan », cédé par ma petite sœur, que les illustrations d’Eduardo Bertone n’avait pas convaincu.

2018, Semaine 31

Cette semaine entre fin juillet et début août, j’ai l’habitude de vous montrer des extraits du journal. Mon problème, c’est qu’il est un peu à l’abandon depuis le début de l’été… Alors après quelques hésitations, voilà un exemple parmi tant d’autres de pages laissées vides.

Et dans la même veine, ma couverture pour le mois d’août, terminée au soleil sur la terrasse… Le 18 ! :p