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Inktober 2019

#Inktober, ceux qui y étaient savent.
J’avais un plan.
Ha ! Tu vois où je veux en venir ?

Le 1er, après bien des revirements d’humeur, je pensais être relativement prête. 31 dessins à l’encre au cours du mois, la liste officielle pour ne pas trop réfléchir et un thème perso pour ne pas trop s’ennuyer.
Et surtout, l’autorisation expresse d’avoir recours à tous les subterfuges, à toutes les tricheries, pour simplement arriver au bout. Voire même, seulement à mi-parcours.

Comme toujours, je suis partie fort. L’idée c’était de produire une sorte de carnet de voyage imaginaire, au fil des indications de la liste officielle. Et j’étais plutôt satisfaite de cette première tentative.

Le matin du deuxième jour, déjà, le mur. Impossible de sortir quoi que ce soit. Je regarde mon bureau avec anxiété, je ne m’autorise pas à faire autre chose et je décide de me laisser un peu de temps. Parce qu’il vaut mieux que je reprenne en cours de route, que de tout laisser tomber.

Les jours passent et devant mon incapacité à suivre cette si chouette idée, je me résous à changer le plan.
D’abord je réduis le format, ensuite je fais plus simple. Je prends la liste officielle au pied de la lettre et je gribouille le premier truc qui me vient à l’esprit. Je m’applique.

Je suis contente de moi, je reprends confiance.
Je trouve que ça a de la gueule.

Arrivée au numéro 5, la machine s’emballe à nouveau. Dès le départ, j’avais prévu de passer les dimanches, un procédé que je trouvais équilibré puisque je ne choisissais pas quels thèmes allaient disparaître.
A nouveau à jour, je prévois donc, le lundi suivant, de corser le jeu.

Monumentale erreur.
Finalement, j’ai décidé de ne pas terminer numéro 7 puisqu’il m’est bien plus utile sous cette forme, pour me rappeler à quel moment je me suis gaufrée. A partir de là, impossible de repartir encore une fois.

Je laisse les jours défiler jusqu’à la fin du mois… Et puis, à la faveur d’un changement d’air, sans y croire, les blobs me sauvent encore une fois.

Le pire, c’est que je les adore. Pourquoi n’y ai-je pas pensé dès le début ?
Plus important encore, quelles leçons tirerai-je de cette expérience l’année prochaine ? L’avenir me le dira.
En attendant…

Inktober 2019 : 11/31, pas mal.

Expérimentations

Depuis quelques temps, j’essaie de faire les choses différemment et comme je réussis parfois, j’ai envie de célébrer ces petites victoires.

Dans la vie, ça veut dire bouleverser tous mes plans pour m’occuper du journal différemment mais j’en parlerai plus dans un prochain article.
Repeindre un meuble sur un coup de tête et en dépit de toutes les règles mais être satisfaite du résultat.
Partir pour de minuscules aventures à nouveau, il faudrait que je parle de ça aussi, à l’occasion.
Goûter de nouvelles choses, les faire soi-même et en être fière même si c’est somme toute assez médiocre.

Ces petites choses peuvent n’avoir l’air de rien mais elles m’aident à penser autrement et à appliquer ces principes ailleurs.

Dans l’art, ça veut dire s’autoriser à gribouiller des petites choses qu’on trouve moche mais en s’appliquant quand même.
Ou bien utiliser du matériel qui prend la poussière depuis longtemps, dans l’attente d’un hypothétique grand jour, pour un simple exercice de coloration.

Attraper le carnet de gribouille sans réfléchir pour jeter négligemment sur le papier cet embryon d’idée et prendre plaisir à lui donner vie, même si on est loin de la splendeur imaginée.

Reprendre ce qui a déjà été commencé, repartir sur un canevas ni blanc, ni vierge et aller de l’avant, tant bien que mal parce que finalement, c’est un peu comme ça dans la vie aussi.

#Sketchtember

Dès la fin du mois d’août, j’ai commencé à ressentir de vilains frissons en voyant apparaître le redouté #inktober sur les réseaux sociaux, alors que je profitais encore des doux rayons du soleil d’été.

Résignée et parce que je l’avais déjà vu se promener l’année dernière, j’ai décidé de m’échauffer avec #sketchtember. D’autant que ça faisait quelques temps déjà que j’avais envie de bousculer mes habitudes en matière de croquis.

Fidèle à moi-même, je suis partie bille en tête en inaugurant un joli nouveau carnet et en planifiant bien comme il faut tout ce que j’allais faire ce mois-ci…

Sans surprise, à peine une semaine plus tard, je n’avais plus envie. Apprendrai-je un jour de mes erreurs ?
Au moins, ces challenges saisonniers sont une source inépuisable de remise en question et puis, je ne suis pas mécontente du travail accompli et de quelques nouveaux réflexes.
Mais ça, c’est une autre histoire.

Photo

Je reprends le blog en douceur avec un petit article pour parler de photo, comme son titre l’indique.

Premièrement, je n’y connais rien. Que ce soit pendant un grand moment de solitude face à un menu d’édition ou bien confrontée à certaines notions de base, je dois admettre que je le regrette.
Disons que c’est en 148 sur ma liste des choses à faire.

Deuxièmement, ce truc que je fais avec l’appareil de mon smartphone, j’aime bien ça. J’adore prendre des gigaoctets de références dont je ne servirai probablement jamais et cet instant fugace où en bidouillant les paramètres, j’ai l’impression d’avoir finalement capturé une image de la réalité.

Troisièmement, ça a été un peu compliqué pour moi pendant un moment. Story time !
Téléphone 1 est mort de sa belle mort et j’ai hérité de téléphone 2, qui était une sacrée bête de course par rapport à son prédécesseur que j’aimais pourtant de tout mon cœur.
J’ai profité de téléphone 2 pendant deux mois, le temps de bien me rendre compte de toutes ses possibilités quand il a brusquement décidé de se ré-orienter et de devenir une brique. Une expérience fort douloureuse à bien des égards.
Perdue, j’ai porté le deuil environ un an, en compagnie de téléphone 3, un vieux monsieur extirpé de sa boite à chaussure de retraite.
Enfin, un glorieux jour d’anniversaire, téléphone 4 est entré dans ma vie et nous vivons heureux (ou presque car le souvenir de téléphone 2 me hante encore) et nous avons plein de gigaoctets de photos.

Tout ça pour dire que je suis contente d’avoir les moyens de mes ambitions, à nouveau, même si je regrette que cette activité soit aussi onéreuse. Enfin, les photos illustrant mon travail sont donc bien meilleures à présent et je me passe de plus en plus du scanner.

#AugustAdipose

Ça fait un an ou deux que je regarde passer ce hashtag avec émerveillement. Par contre, mes compétences de restitution du corps humain me navrent toujours autant…
Tous mes remerciements et toutes mes excuses aux modèles ! <3

Merci aussi à Shelby pour ce tweet consciencieusement archivé mais aussi pour toutes ses illustrations superbes au cours du mois.

https://twitter.com/shelbobergen/status/1157410942499602432

J’ai attaqué la semaine fort en choisissant les images qui m’inspiraient le plus et en partant pour des illustrations complètes et stylisées.

Je n’étais pas mécontente du résultat – enfin, tant que je n’y regarde pas de trop près – et le processus ne s’est pas révélé trop pénible.

Finalement, une fois passée à la couleur, je ne voyais plus que les défauts mais je restais satisfaite du travail accompli.

Par la suite, j’ai eu toutes les difficultés du monde à m’y remettre alors j’ai décidé de revoir mes exigences à la baisse et de me contenter de gribouiller des croquis.
Une bonne manière de se rendre compte des progrès qui me restent à faire dans le domaine…

Le bestiaire et le sucrier

Cette fois, je me suis mise en tête de publier un dessin par jour, six jours par semaine et de ne pas trop me prendre la tête.
Cette fois, tout est parti d’un sucrier. Ou plutôt du couvercle dudit sucrier. Un joli cercle de taille raisonnable, un cadre rassurant mais permissif duquel on prend plaisir, ou pas, à s’affranchir.
Et puis les animaux sont une source presque intarissable d’inspiration et ils se prêtent bien à la stylisation.
Apparemment… C’est comme ça que naissent les séries.

Côté technique, la recette :

Un premier cadre de sucrier pour bien commencer. Une esquisse au graphite pour voir où l’on va. Gommage léger de l’esquisse à la gomme mie de pain. Encrage des lignes au Pocket Brush Pen de Pentel, j’essaie – timidement – d’y mettre un peu de caractère. Gommage des restes disgracieux de l’esquisse, à la gomme mie de pain toujours. Regretter de s’être lancée dans cette aventure sur un papier absolument pas approprié. Premières couleurs à l’aquarelle, garder la main leste. Laisser sécher et bien sécher. Approfondir quelques notes ici et là. Épargner ce pauvre papier. Laisser sécher à nouveau et prendre le thé, ou toute autre boisson chaude impliquant l’utilisation première d’un sucrier. Enfin, sculpter au crayon de couleur les creux et les bosses, les textures et tout ce qui vous passe par la tête. S’arrêter prudemment avant qu’il ne soit trop tard. Apprécier le travail accompli en sirotant sa boisson chaude.

Août-remer

Cette année, comme pour le blog, je suis moins investie dans mon journal.

Je me demande parfois si ça vient de la nouvelle forme que je lui ai choisi pour essayer, d’une lassitude passagère ou bien des aléas de la vie en général.

Cette année donc, le journal est un cousin éloigné et artisanal de ce que j’appelle les « traveler’s notebook ».

Une « pochette » qui regroupe des carnets que je peux ajouter/retirer simplement en les passant dans un élastique central.

L’idée étant de pouvoir varier les carnets intérieurs entre du papier adapté soit plus au dessin, soit plus à l’écriture. D’en transporter plus ou moins à la fois, voire, en conservant ce système plus d’un an, de ne pas subir de rupture brusque entre le mois de décembre et celui de janvier.

Ce système ne change pas tant que ça mes habitudes et j’utilise la même organisation mensuelle dans chaque carnet, par exemple.

Une page de couverture qui permet de repérer facilement chaque mois, un calendrier mensuel pour planifier et des pages de journal ensuite.

Mon recours massif au collage a peut-être à voir avec le fait que j’y passe moins de temps en général mais j’y dessine définitivement moins.
Cela fait quelques mois que j’utilise plus mes carnets de croquis dédiés ou même des feuilles de papier indépendantes.

La perpétuelle évolution de mes envies et de mes besoins dans le domaine est parfois un peu fatigante mais je commence à penser qu’elle est inévitable… Et si je regrette le fantasme d’un système éprouvé et rassurant, la fraîcheur du changement est aussi agréable !

Créatures

Tout commence souvent par un blob.

D’abord, j’applique de l’eau. Une bonne dose, même si apparemment, je pourrais encore être plus généreuse.

Ensuite vient la couleur.
Un bleu outremer profond, que j’affectionne beaucoup en ce moment, accompagné d’un orange complémentaire.

Quand tout est sec et bien sec, je prends mon temps pour encrer directement les premières caractéristiques de mes créatures.

Ici, je vois un œil ou une corne. Là, une fourrure épaisse.
Par la suite, le reste s’impose de lui-même.

Enfin, quand tout est à nouveau bien sec, j’ajoute des détails au crayon noir.

Un motif, une texture, une ombre.

C’est là que ces bestioles acquièrent tout leur caractère mais aussi que le risque d’en faire trop est le plus fort.

Je souris avec satisfaction mais je ne m’attarde pas plus longtemps, bientôt je pourrais bien leur trouver des noms et avoir envie de conter leurs étonnantes aventures…

Les petites roues

Je me disais bien que ça faisait un moment que je m’étais mise en tête de revenir fureter dans ces contrées abandonnées… Mais je n’avais pas réalisé que ça faisait deux mois.

DEUX LUTIN DE MOIS, nom d’une biscotte !

Alors rien n’est prêt et rien ne va comme je voudrais mais aujourd’hui, je ne sais pas, je m’en tamponne un peu ? Suffisamment ? Et par conséquent, je vais publier un nouvel article qui sera comme il sera et voilà.

Aquarelle alizarine, terre de Sienne brûlée et ocre, réhauts au crayon

Par moments, je n’arrive plus à prendre un crayon et un morceau de papier pour dessiner. C’est comme ça.

Quand ces périodes durent longtemps, si j’essaie d’en sortir en peignant directement quelque chose qui a la moindre prétention, c’est l’échec assuré.
Sans trop de surprise, entre la rouille des muscles, des idées et la pression de se sortir de l’impasse… Impossible d’être satisfaite de ce que j’aurais fait. C’est bête mais c’est comme ça aussi.

Pour aller de l’avant, il faut que j’accepte de remettre des petites roues à mon vélo.
De peindre ou de dessiner pour le seul plaisir de sentir le glissement du pinceau ou du crayon sur son support.
De voir les pigments se promener à leur gré dans leur bain.
D’observer les couleurs se marier amoureusement. Ou pas.

N’oubliez pas de respirer calmement. Et relâchez les épaules.

Aquarelle turquoise, vert de vessie et vert Guignet, réhauts au crayon

It’s alive !

Il paraît que les blogs, c’est has-been, un peu comme l’expression has-been, d’ailleurs mais je m’égare.
Le problème, c’est que je l’aime bien mon blog, même si on pourrait dire que je l’ai lâchement abandonné dans les bois, il y a presque un an…

Donc, à un moment, pas le choix, il faut bien rassembler son courage et retourner chercher son blog dans les bois et faire ce qu’on peut pour rattraper le temps perdu.
Mais le temps a passé et plus rien n’est comme avant, forcément, alors il faut reprendre de nouvelles habitudes et peut-être, faire les choses un peu différemment.