Août-remer

Cette année, comme pour le blog, je suis moins investie dans mon journal.

Je me demande parfois si ça vient de la nouvelle forme que je lui ai choisi pour essayer, d’une lassitude passagère ou bien des aléas de la vie en général.

Cette année donc, le journal est un cousin éloigné et artisanal de ce que j’appelle les « traveler’s notebook ».

Une « pochette » qui regroupe des carnets que je peux ajouter/retirer simplement en les passant dans un élastique central.

L’idée étant de pouvoir varier les carnets intérieurs entre du papier adapté soit plus au dessin, soit plus à l’écriture. D’en transporter plus ou moins à la fois, voire, en conservant ce système plus d’un an, de ne pas subir de rupture brusque entre le mois de décembre et celui de janvier.

Ce système ne change pas tant que ça mes habitudes et j’utilise la même organisation mensuelle dans chaque carnet, par exemple.

Une page de couverture qui permet de repérer facilement chaque mois, un calendrier mensuel pour planifier et des pages de journal ensuite.

Mon recours massif au collage a peut-être à voir avec le fait que j’y passe moins de temps en général mais j’y dessine définitivement moins.
Cela fait quelques mois que j’utilise plus mes carnets de croquis dédiés ou même des feuilles de papier indépendantes.

La perpétuelle évolution de mes envies et de mes besoins dans le domaine est parfois un peu fatigante mais je commence à penser qu’elle est inévitable… Et si je regrette le fantasme d’un système éprouvé et rassurant, la fraîcheur du changement est aussi agréable !

2018, Semaine 31

Cette semaine entre fin juillet et début août, j’ai l’habitude de vous montrer des extraits du journal. Mon problème, c’est qu’il est un peu à l’abandon depuis le début de l’été… Alors après quelques hésitations, voilà un exemple parmi tant d’autres de pages laissées vides.

Et dans la même veine, ma couverture pour le mois d’août, terminée au soleil sur la terrasse… Le 18 ! :p

2018, Semaine 26

Dernière semaine de juin, c’est le moment de partager à nouveau quelques extraits du journal, même s’il est un peu à l’abandon depuis le début de l’été.

Et la couverture du mois de Juillet… La couleur dominante sera rose-rouge et le thème : les cerises !

2018, Semaine 22

Dernière semaine entre le mois de mai et de juin oblige, cette fois je vous propose quelques extraits du journal.

La couleur dominante de mai était donc le vert, quant au thème, il est resté assez flou même pour moi ! J’avais envie de feuilles tropicales et j’ai adoré dessiner des coquilles d’escargots un peu partout, d’ailleurs, je ne suis pas mécontente de mes deux gastéropodes de la toute fin du mois.

Et enfin, la couverture du mois de juin :
la couleur dominante sera un jaune-ocre et le thème, coquillages et sable fin.

2018, Semaine 9

Le joli mois de mars commence et avec lui, une nouvelle couverture et sa vue d’ensemble.

J’en profite aussi pour changer complètement de système parce que ça me manquait de ne plus écrire autant qu’avant.
Par contre, le collage reste bien présent et pour les plantes carnivores… Je vous renvoie vers mon compte Instagram. 😉

2018, Semaine 1 bis

Je continue de rattraper le retard accumulé avec les fêtes de fin d’année et j’en profite pour parler gribouille à nouveau.

Ces derniers temps, j’ai envie de suivre mon instinct et mes lubies passagères. Je me dis que finalement, je ne suis jamais aussi productive que lorsque je me laisse emporter par l’inspiration du moment.

Pour tout vous dire, il y a quelques semaines seulement, j’envisageais de faire de mon journal une belle chose minimaliste, classieuse et très ordonnée. Par exemple, je voulais m’interdire de coller quoi que ce soit dedans.
Rapidement, j’en suis même arrivée à me dire que ça serait mieux de ne pas trop peindre/encrer dedans puisque ça fait gondoler les pages…

Ouais.
Psychorigidité quand tu nous tiens.

Et puis, avec ce projet de fabriquer mon propre journal est peu à peu apparue l’envie d’embrasser une autre vision.
Celle des journaux qui ne ferment plus que difficilement, celle des tranches explosées, celle – j’ai envie de dire – des objets qui débordent de la vie qu’ils ont vécu.
Parce que c’est peut-être moins net mais que c’est beau aussi.

Donc, pour la faire courte, j’ai douze ans à nouveau et je suis amoureuse de mon vieux stylo plume d’école et de mes crayons bois.

C’est donc le grand retour des récaps hebdomadaires !

2018, Semaine 1

Comme j’en parlais en fin d’année, je me suis mise en tête de fabriquer mon propre journal pour 2018.

J’avais envie d’un carnet solide, épais et esthétiquement plutôt sobre.

Je suis partie de deux cahiers standards A5 à petits carreaux. Les pages pointillées vont probablement me manquer mais le papier est épais et je pense que ça sera un bon compromis.

J’ai consciencieusement arraché les couvertures puis retiré un maximum de la colle présente sur les dos. Ensuite, j’ai tenté de rassembler les deux cahiers en les cousant… Une opération fastidieuse que j’ai franchement bâclé.
On verra bien si ça tient.
Ensuite, j’ai ré-encollé le dos à la colle blanche/à bois/vinylique… Genre beaucoup-beaucoup… En accumulant les couches entre deux temps de séchage. Et enfin, renforcé/stabilisé l’ensemble avec du kraft gommé.

Avec trois morceaux de bolduc de récupération, j’ai mis en place des marque-pages.
Bon, à l’usage, il s’avère que leur manque de flexibilité les rend franchement peu pratiques, j’hésite même à les retirer.

Avec du carton de récupération solide – des fonds de bloc à dessin, j’ai fabriqué une couverture facilement.
J’ai prévu quelques millimètres de marge par rapport aux cahiers, encollé trois morceaux distincts sur du papier kraft avec beaucoup de colle blanche, en laissant un espace entre chaque pour l’articulation et encore une fois renforcé le tout avec du kraft gommé.

D’autre part, en repliant une chute de papier kraft et en la tartinant de colle, je me suis improvisé un passant pour stylo dont je suis plutôt contente.
Il tient bien le choc et je peux y glisser deux crayons.

A l’aide d’une perforeuse, j’ai fait deux trous dans la quatrième de couverture pour passer un élastique plat de récupération, que j’ai – très élégamment – agrafé comme une barbare.
Et j’en ai profité pour coller mon passant à stylo.

J’ai collé le dos de mes cahiers dans la couverture, à la colle forte/transparente/qui-pue. Ça a l’air de tenir pour le moment mais avec le recul, je regrette de ne pas avoir dégainé le pistolet à colle.

Enfin, j’ai relié la première de couverture à la première page des cahiers (ainsi que la quatrième de couverture à la dernière page des cahiers) avec une belle feuille de papier bien épais. Je ne sais pas comment ça tiendra dans le temps mais ça avait le mérite de finir le travail joliment.

Pour ce résultat final.

Il est un peu lourd et vous pouvez voir que les cahiers ont bougé avant de se stabiliser – ils dépassent un peu de la couverture mais je suis plutôt satisfaite, dans l’ensemble.

J’avais pensé le protéger avec du couvre-livre transparent mais je suis curieuse de voir comment le kraft, le carton et les articulations évolueront dans le temps. Alors je me suis dit qu’au pire, ça serait l’occasion de changer de couverture en cours d’année.

A l’intérieur, j’aime le papier épais mais je ne l’ai pas encore soumis à tous les tests : encre, aquarelle, feutres à alcool… J’en reparlerai.

Et voilà ma couverture pour le mois de janvier !

Les marque-pages s’étant révélés totalement décevants, je pense me rabattre sur un marquage des tranches des pages importantes.

Et pour le moment, j’ai reproduit l’organisation qui m’avait si bien convenu l’année dernière : une double page par semaine.

Moyennant quelques heures de travail – dont pas mal de temps de séchage, un peu de débrouillardise, des tutos en ligne, du matériel de bureau et une somme relativement modique… Ça me semble une bonne opération.

Toutefois, le verdict final sera pour la fin de l’année.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas !

Blog : 2017 Semaine 46

Il y a un an, je commençais un nouveau journal.

Ce qui n’a rien d’exceptionnel parce que comme la plupart d’entre nous je pense, j’ai tendance à les accumuler. Et probablement comme la plupart d’entre nous aussi, je ne les finis jamais. Soit que je m’en désintéresse, soit qu’un petit nouveau vienne prendre la place.

Il y a un an, donc, je tombais sur le concept de bullet journal à un moment où, justement, je cherchais une solution – si possible globale – à plusieurs journaux (tant traditionnels que numériques), à ce petit carnet toujours dans mon sac, à cette armée de post-it qui tapissaient mon bureau et toutes ces autres notes non-collantes que j’accumulais par-ci, par-là…
Sans trop de surprise, j’étais très enthousiaste. Surtout quand j’ai découvert toutes ces photos en ligne, tous ces chefs-d’oeuvre d’organisation ou d’esthétique.
Mais comme je commence à bien me connaître, je m’étais imposé des règles.

D’abord, nous étions quand même mi-novembre. Je trouvais donc ridicule d’investir dans un nouveau carnet tout neuf. Je décidai alors de recycler un de mes nombreux vétérans : un Rhodia noir A5 ligné qui avait déjà fait les frais de mon inconséquence. Une décision raisonnable et pleine de pragmatisme dont je suis plutôt fière.
Je l’ai préparé, en suivant les règles de l’art.

Et ça a rapidement collé entre nous. J’ai commencé à regrouper toutes les informations que je disséminais au gré de ce que j’avais sous la main, j’ai repris du plaisir à écrire de petites notes quotidiennes et surtout, j’ai vite saisi l’utilité de pouvoir, à tout moment, me référer à des infos enregistrées précédemment.

L’expérience se révélant être un succès, je me suis autorisée à me projeter vers l’année suivante, avec un beau carnet tout neuf.

Cela faisait quelques temps que je lorgnais sur la marque Leuchtturm1917. J’avais déjà eu l’occasion par le passé de vivre quelques aventures avec un Moleskine A6 mais nous ne nous étions pas très bien entendus, au final. La qualité du papier d’une part, le format aussi à n’en pas douter.
J’optai donc une fois de plus pour un A5, un format qui venait de faire ses preuves pendant plus d’un mois ; et pour des pages pointillées qui autorisent plus de souplesse dans la mise en page.

Je l’ai préparé lui aussi, j’ai moins suivi les règles, j’ai plus suivi mon instinct. Une nouvelle fois, j’étais très enthousiaste (et toujours gavée d’images flatteuses) mais je restai lucide.
Je savais que ce carnet ne serait pas une oeuvre d’art parce que ça me serait d’aucune utilité. J’acceptai – bon gré, mal gré – que certaines pages/fonctions/idées se révéleraient inutiles, bref, que ce carnet serait imparfait.
Il se devait avant tout d’être un outil adaptable, dont je m’accommoderai, du 1er janvier au 31 décembre.

Aujourd’hui, on y est pas tout à fait mais j’avais envie de faire un bilan.

Je suis ravie de mon Leuchtturm1917 : la couverture rigide a bien tenu le coup, malgré mon manque certain d’attention et l’élastique reste vaillant, lui aussi.
Le papier, bien que fin, ne m’aura pas posé plus de problèmes que ça. J’ai exploité quelques transferts et recouvert certaines pages, un bricolage qui m’aura amené à l’idée des récaps hebdomadaires.
Le format A5 est définitivement le plus adapté en ce qui me concerne : suffisant pour de belles pages d’écriture au besoin mais transportable et facile à glisser dans mon sac.
En revanche, je regrette de ne pas avoir investi d’entrée de jeu dans un passant pour mon stylo.
Enfin, les 249 pages ont un goût de trop peu dans la mesure où je tiens – pour le moment – à rester sur un schéma d’un carnet par année.

Ces derniers jours, le besoin de commencer à m’occuper de son remplaçant s’est fait plus pressant. Je vois par ailleurs qu’un nombre certain d’entre nous s’y sont déjà mis.
Mais, malgré tout le bien que je pense de mon choix pour l’année 2017, je reste indécise.

Il se pourrait bien que pour 2018, je prenne un chemin de traverse.