Le bestiaire et le sucrier

Cette fois, je me suis mise en tête de publier un dessin par jour, six jours par semaine et de ne pas trop me prendre la tête.
Cette fois, tout est parti d’un sucrier. Ou plutôt du couvercle dudit sucrier. Un joli cercle de taille raisonnable, un cadre rassurant mais permissif duquel on prend plaisir, ou pas, à s’affranchir.
Et puis les animaux sont une source presque intarissable d’inspiration et ils se prêtent bien à la stylisation.
Apparemment… C’est comme ça que naissent les séries.

Côté technique, la recette :

Un premier cadre de sucrier pour bien commencer. Une esquisse au graphite pour voir où l’on va. Gommage léger de l’esquisse à la gomme mie de pain. Encrage des lignes au Pocket Brush Pen de Pentel, j’essaie – timidement – d’y mettre un peu de caractère. Gommage des restes disgracieux de l’esquisse, à la gomme mie de pain toujours. Regretter de s’être lancée dans cette aventure sur un papier absolument pas approprié. Premières couleurs à l’aquarelle, garder la main leste. Laisser sécher et bien sécher. Approfondir quelques notes ici et là. Épargner ce pauvre papier. Laisser sécher à nouveau et prendre le thé, ou toute autre boisson chaude impliquant l’utilisation première d’un sucrier. Enfin, sculpter au crayon de couleur les creux et les bosses, les textures et tout ce qui vous passe par la tête. S’arrêter prudemment avant qu’il ne soit trop tard. Apprécier le travail accompli en sirotant sa boisson chaude.