Le bestiaire et le sucrier

Cette fois, je me suis mise en tête de publier un dessin par jour, six jours par semaine et de ne pas trop me prendre la tête.
Cette fois, tout est parti d’un sucrier. Ou plutôt du couvercle dudit sucrier. Un joli cercle de taille raisonnable, un cadre rassurant mais permissif duquel on prend plaisir, ou pas, à s’affranchir.
Et puis les animaux sont une source presque intarissable d’inspiration et ils se prêtent bien à la stylisation.
Apparemment… C’est comme ça que naissent les séries.

Côté technique, la recette :

Un premier cadre de sucrier pour bien commencer. Une esquisse au graphite pour voir où l’on va. Gommage léger de l’esquisse à la gomme mie de pain. Encrage des lignes au Pocket Brush Pen de Pentel, j’essaie – timidement – d’y mettre un peu de caractère. Gommage des restes disgracieux de l’esquisse, à la gomme mie de pain toujours. Regretter de s’être lancée dans cette aventure sur un papier absolument pas approprié. Premières couleurs à l’aquarelle, garder la main leste. Laisser sécher et bien sécher. Approfondir quelques notes ici et là. Épargner ce pauvre papier. Laisser sécher à nouveau et prendre le thé, ou toute autre boisson chaude impliquant l’utilisation première d’un sucrier. Enfin, sculpter au crayon de couleur les creux et les bosses, les textures et tout ce qui vous passe par la tête. S’arrêter prudemment avant qu’il ne soit trop tard. Apprécier le travail accompli en sirotant sa boisson chaude.

Créatures

Tout commence souvent par un blob.

D’abord, j’applique de l’eau. Une bonne dose, même si apparemment, je pourrais encore être plus généreuse.

Ensuite vient la couleur.
Un bleu outremer profond, que j’affectionne beaucoup en ce moment, accompagné d’un orange complémentaire.

Quand tout est sec et bien sec, je prends mon temps pour encrer directement les premières caractéristiques de mes créatures.

Ici, je vois un œil ou une corne. Là, une fourrure épaisse.
Par la suite, le reste s’impose de lui-même.

Enfin, quand tout est à nouveau bien sec, j’ajoute des détails au crayon noir.

Un motif, une texture, une ombre.

C’est là que ces bestioles acquièrent tout leur caractère mais aussi que le risque d’en faire trop est le plus fort.

Je souris avec satisfaction mais je ne m’attarde pas plus longtemps, bientôt je pourrais bien leur trouver des noms et avoir envie de conter leurs étonnantes aventures…

Les petites roues

Je me disais bien que ça faisait un moment que je m’étais mise en tête de revenir fureter dans ces contrées abandonnées… Mais je n’avais pas réalisé que ça faisait deux mois.

DEUX LUTIN DE MOIS, nom d’une biscotte !

Alors rien n’est prêt et rien ne va comme je voudrais mais aujourd’hui, je ne sais pas, je m’en tamponne un peu ? Suffisamment ? Et par conséquent, je vais publier un nouvel article qui sera comme il sera et voilà.

Aquarelle alizarine, terre de Sienne brûlée et ocre, réhauts au crayon

Par moments, je n’arrive plus à prendre un crayon et un morceau de papier pour dessiner. C’est comme ça.

Quand ces périodes durent longtemps, si j’essaie d’en sortir en peignant directement quelque chose qui a la moindre prétention, c’est l’échec assuré.
Sans trop de surprise, entre la rouille des muscles, des idées et la pression de se sortir de l’impasse… Impossible d’être satisfaite de ce que j’aurais fait. C’est bête mais c’est comme ça aussi.

Pour aller de l’avant, il faut que j’accepte de remettre des petites roues à mon vélo.
De peindre ou de dessiner pour le seul plaisir de sentir le glissement du pinceau ou du crayon sur son support.
De voir les pigments se promener à leur gré dans leur bain.
D’observer les couleurs se marier amoureusement. Ou pas.

N’oubliez pas de respirer calmement. Et relâchez les épaules.

Aquarelle turquoise, vert de vessie et vert Guignet, réhauts au crayon

2018, Semaine 30

A la faveur d’un passage par le rayon fournitures de mon supermarché, je me suis laissée séduire par un bloc de papier A3.
Une grande nouveauté pour moi puisque j’ai des difficultés dès que le support dépasse le A5 d’ordinaire.

Sans pression pour cette première approche, voici donc « Eté ».
Un simple lavis d’aquarelle et de l’encre noire appliquée au pocket brush pen de Pentel, mon nouveau meilleur ami.

« Libellules » quant à lui est un A5 auquel ce scan ne rend pas justice puisque l’intérieur des ailes est recouvert de « glaze » qui produit un effet très intéressant dans ces circonstances.

Enfin, « Automne » est un A4 rehaussé de crayon et d’encre dorée.
Apparemment, j’en avais un peu assez de la chaleur estivale !

2018, Semaine 29

Avec « Dilutions », au départ il n’était question – comme son nom l’indique – que de tester différentes dilutions de mon encre de chine. Et puis je me suis laissée emportée. Le format carré, lui, résulte sûrement des essais de la semaine dernière.

Quant au morceau de papier qui m’est resté entre les mains après découpage, j’en ai fait un marque-page.
Parce que… Je n’en ai jamais assez ?

Enfin, avec cette « glace en terrasse », j’ai testé ma nouvelle encre marron, appliquée pour le coup à la bonne vieille plume.
Une technique qui ne me réussit toujours pas plus que ça !
(Vous noterez que les ombres ont été faites au gris de Payne. 😉 )