Simplicité

Une fois tous les 36 du mois, les choses se passent avec une simplicité confondante. Un phénomène aussi merveilleux que mystérieux.

Je prends une feuille de papier, mes outils préférés et je barbouille un truc vite fait, sans me poser de questions.
Et là où ça devient franchement extraordinaire, c’est que je suis contente de moi, à la fin.

Evidemment, c’est un prodige que je ne parviens pas à reproduire sur commande.
Alors j’essaie de bien en profiter quand ça me tombe dessus.
Ici, des coquilles colorées pour un été particulier.

Et là, un réveil aux aurores pour peindre, sans préliminaires aucun, ces gribouillis de la nature, le tout dans la plus grande sérénité.

D’ailleurs, les regarder aujourd’hui en rédigeant cet article suffit à me tirer un sourire…

Palette Paon

Il y a déjà quelques temps, j’ai acheté une petite palette en plastique dont je me sers beaucoup. Je l’ai rempli de gouache bon marché, fait quelques mélanges selon mon inspiration du moment et j’en suis très contente.

Parfois, je la nettoie sommairement et avec plaisir. D’abord parce que ça me donne l’impression de m’éclaircir les idées mais aussi parce que les combinaisons que j’obtiens au cours de l’opération me font sortir de mes habitudes.

Cette fois-ci, mon nettoyage a été le prétexte pour barbouiller un A4 épais. Puis, de gribouiller quelques paysages. Et enfin, de faire quelques recherches à propos de plumes.

Plus tard, grâce à ma tablette lumineuse, j’ai transféré un croquis inspiré d’une plume de paon sur mon fond barbouillé.

Et finalement, je me suis laissée porter par les envies du moment. La pièce finale n’est pas ma préférée mais cela ne me semble pas si important, dans la mesure où j’ai pris beaucoup de plaisir à la concevoir.

Licornes

Contrairement à ce que cet article pourrait laisser croire, je n’avais pas prévu de participer au #Junicorn cette année. Mon mois de juin s’annonçait déjà suffisamment compliqué et je n’ai pas d’affection particulière pour les équidés cornus.

Et pourtant, je devrais maintenant savoir que les choses se déroulent rarement suivant le plan, n’est-ce pas ?

Si bien que, sans prévenir, je me suis d’abord retrouvée à gribouiller ces licornes dodues, de mon propre chef…

Pour finalement enchaîner plusieurs déclinaisons d’un même modèle. Ne jamais sous-estimer le pouvoir des requêtes des neveux-nièces. 😉

En pratique, on parle ici de A4, sur du papier multi techniques de 250g.
Après une rapide esquisse transférée selon la bonne vieille technique du « transfère ton original grâce à une baie vitrée en plein été, ça passe même avec du 250g, si ton line art est bien contrasté« …
J’ai apporté quelques modifications au gré de mes envies ou des commandes de mes jeunes clients.
Encrage au Pentel brush pen d’amour, même si – clairement – je devrais prendre l’habitude de le faire APRES dans ces cas-là…
Et colorisation aquarelle + gouache + crayons + rehauts divers, formule « tout ce que tu veux jusqu’à satisfaction » !

C’était un exercice intéressant à plus d’un titre. Apprivoiser toujours un peu plus le A4 et le phénomène de déclinaison est un mélange à la fois reposant et enthousiasmant.

Et puis, je crois que j’aime bien les séries courtes. <3