Avril Alphabet

Après ma série de petits robots en mars, j’ai cherché sur quoi me concentrer en avril. Cela fait quelques temps que je tourne autour de l’idée de définir les bases de ce que je fais. De ce que j’aime faire.
Quoi de plus basique qu’un abécédaire ?

Me voilà donc à découper des feuilles de papier beige en A5 et d’y tracer des lettres élancées à l’aide de mon fidèle brushpen de chez Pentel.

Puis j’hésite. Quelle direction prendre ? J’opte pour la sobriété classique d’un trio brun/noir/blanc et avec un posca fin, je crée des maisons.
Je les veux bizarres et variées, à l’image de tous ces endroits où nous sommes nombreux à nous être réfugiés.

Je me lasse vite.
Le format est-il trop grand ? Ou est-ce naturel d’éprouver des difficultés à se concentrer dans ces circonstances ?

Cela n’a que peu d’importance. Les jours passent, mon attention est retenue ailleurs. Je regrette de laisser un énième projet inachevé s’empiler par-dessus ses prédécesseurs mais je sais aussi qu’un jour, j’aurai plaisir à le retrouver et peut-être, à le mener à son terme.

La marche des petits robots

Comme l’année n’avait pas commencé de manière très satisfaisante, je m’étais mise en tête de compléter une série au mois de mars et je lorgnais depuis quelques jours sur le Magical March.
J’étais loin de m’imaginer que les événements prendraient le chemin d’une pandémie mondiale.
D’un autre côté, ça m’a aidé à remettre les choses en perspective.

Du point de vue du matériel, je me suis rapidement retrouvée en confinement et comme il était impossible de savoir combien de temps cela allait durer, j’ai pris le parti de jouer l’économie ; en optant pour du papier Clairefontaine 160g, en petit format A6 et j’en ai profité pour ressortir mes feutres qui séchaient bêtement.

Enfin, j’ai laissé tombé toute prétention et avec un sentiment nostalgique de cour d’école, j’ai eu envie de dessiner de drôles de petits robots pour le #MarchOfRobots.

Dans un premier temps, je me suis cantonnée à des formes et des couleurs simples, pour définir les bases de l’exercice. Une antenne, un moyen de locomotion, un visage, une jauge de carburant… Et puis, à mesure que je m’amusais à leur donner vie, les petits robots sont allés en se compliquant.

La série s’est arrêtée là, mes créations avaient accompli leur mission : me redonner un peu le sourire en ces temps difficiles.

Je ne manque pas d’idées d’applications plus concrètes les concernant mais ça, c’est une autre histoire.

Gouache

En ce moment, ma passion c’est la gouache. Du moins, j’essaye de l’apprivoiser. Dans mon carnet préféré, je l’ai d’abord utilisée très diluée, un peu comme de l’aquarelle, pour une série de motifs.

L’hiver commençant à se faire bien long, c’est toujours agréable de travailler avec des couleurs vives.

D’autre part, j’essaye aussi de faire des croquis à la gouache. Son opacité permet d’explorer de nouveaux horizons et de nouvelles manières de superposer les couches.
Comme d’habitude, ça sera étranges bestioles sous-marines au programme ! On ne se refait pas.

D’ailleurs, le fond noir est bien pratique pour faire ressortir les couleurs et changer un peu de l’ordinaire.

Pour terminer, voilà encore quelques étonnants champignons, en attendant d’avoir le courage de me lancer dans une pièce un peu plus sérieusement. Affaire à suivre !

Sketchbook

Depuis septembre 2019 et le challenge #sketchtember, je dois dire que j’ai repris goût aux croquis et aux exercices en général. D’autant que le temps passant, je vois les pages de mes carnets se remplir.
Un plaisir en soi.

Mes favoris sont en l’occurrence deux carnets de chez Canson, format A5, avec du papier 100g.
Le vertical a de nombreux collègues mais j’y reviendrai à une autre occasion.

Comme je l’ai déjà expliqué, mon exercice de base ce sont les blobs.
Quand je vais mal, que je reprends le dessin après un long moment ou simplement quand je veux me faire plaisir sans réfléchir, j’applique des tâches d’aquarelle que je contemple ensuite jusqu’à y voir quelque chose.
De drôles de créatures la plupart du temps.

J’essaie aussi de faire quotidiennement un croquis avec des contraintes de thème ou de medium parce que c’est ce que j’ai trouvé de mieux pour m’échauffer.

Dans cette série, par exemple, je n’ai respecté que la contrainte du thème et j’ai testé différentes sortes d’encrage en variant l’épaisseur du trait ou sa couleur.

Tout dépend de ce que l’on souhaite retirer du processus mais je suis ravie d’avoir trouvé un moyen de gribouiller quelque chose tous les jours. (C’est une chose d’entendre rabâcher que la pratique quotidienne est importante, c’en est une autre d’en constater soi-même les effets ! ^^)
Personnellement, me tenir à cet exercice me permet aussi de travailler mes ombrages ou bien mes couleurs.

J’espère donc avoir à vous reparler sketchbook bientôt !

Sketchbook

Il y a plein de choses dont je ne suis pas très satisfaite dans ma pratique du dessin.
Vraaaiment plein.
Mais avec la fin de 2019, je réalise que je ne me suis jamais autant servi de mes carnets et que ça, c’est une bonne chose.

Parce que j’en ai des tas à remplir, évidemment ! Mais aussi parce qu’il n’y a que comme ça que l’on avance, par la pratique. Ça implique de dessiner autant que possible et aussi, de dessiner mal.

Bon, je raconte ça mais j’illustre cet article avec deux pages dont je suis plutôt satisfaite, plutôt qu’avec une autre tentative de portrait qui collerait des cauchemars à n’importe qui… Enfin, vous voyez où je veux en venir ?

BD

Enhardie par les résultats de mon #Huevember, j’ai eu envie d’appliquer la même recette en décembre.
Et le domaine qui me trotte le plus en tête, c’est la narration graphique ou la BD, pour faire simple.

Il ne me restait plus qu’à faire un stupide achat impulsif et acquérir un énième cahier supplémentaire… Avant de me lancer.

Clairefontaine Goldline, multi-techniques, 64 feuilles, 140g

Le moins qu’on puisse dire, c’est que ça aura été fastidieux mais instructif.

Je suis contente d’être parvenue à m’exprimer mais le résultat est encore tellement rigide ! Et absolument pas adapté à un rendu rapide et instinctif. Enfin, on ne peut pas dire que je sois surprise.

Le meilleur reste à venir comme on dit, n’est-ce pas ?

#Huevember

Un nouveau défi tous les mois ! (non.)

Après mes résultats de l’#Inktober en demi-teinte (ha !), j’étais très motivée et peut-être un peu mieux armée pour faire face à ce challenge.
Alors, j’ai eu envie de me laisser porter par le plaisir anticipé de contempler une belle série terminée à la fin du mois.

J’ai découpé plein de petits carrés d’une quinzaine de centimètres de côté et dans un premier temps, je me suis essayée à reproduire les teintes du nuancier officiel avec l’encre que j’avais à disposition.
Pour le coup, certains passages se sont révélés ardus.

Comme nous étions déjà presque mi-novembre, j’ai envisagé l’idée de m’en tenir là. Pourtant il me restait un peu de temps et de motivation… Si bien que j’ai pris le parti de faire des motifs au crayon de couleur, une idée simple pour me porter jusqu’à la ligne d’arrivée.

Enfin, victoire personnelle ! 31 motifs respectant grossièrement le nuancier officiel du challenge.
J’en adore certains, j’en déteste d’autres mais je suis globalement extatique à l’idée d’être enfin parvenue à boucler un projet.

Journal

C’est parti pour l’article annuel concernant le journal.

J’ai toujours collectionné les carnets et toujours plus ou moins pris des notes mais ce n’est que depuis 2016 que je suis vraiment méthodique.

D’abord fascinée par le concept de bullet journal, j’ai fini par m’en écarter peu à peu, tout en conservant certaines habitudes fort utiles.

Du point de vue de la forme, j’ai testé plusieurs approches :

  • En 2016, un carnet A5 Rhodia noir
  • En 2017, un carnet A5 Leuchtturm1917 gris
  • En 2018, un carnet A5 perso à partir de 2 cahiers scolaires
  • En 2019, un carnet A5 perso d’inspiration traveler notebook
  • En 2020, un carnet A5 Leuchtturm1917 noir

Je m’en tiens au format A5, le compromis idéal entre espace disponible et transportabilité. De plus, les carnets Leuchtturm1917 tout simples me conviennent bien. (249 pages, papier 80g, pointillés)

En ce qui concerne l’organisation, j’ai toujours préféré le découpage annuel mais ce système instinctif a ses limites : difficile d’évaluer l’espace nécessaire et le passage d’un carnet à l’autre présente un défi à une période déjà chargée.

C’est pourquoi, début 2019, j’avais décidé d’expérimenter une nouvelle méthode qui me permettait d’ajouter puis d’archiver de plus petits carnets à l’intérieur, au fur et à mesure de mes besoins.
L’idée était bonne mais s’est finalement révélée peu concluante, peut-être pour d’autres raisons.
Si bien que je l’ai mise de côté pour le moment.

Le mois de novembre est traditionnellement le moment où je réfléchis à tout ça et cette année, j’ai constaté que j’avais beaucoup moins écrit.
Les raisons semblent multiples : un désintérêt général peut-être mais aussi le fait que la méthode choisie cette année s’est révélée décevante et que j’ai beaucoup écrit sur mon ordinateur.
Finalement, j’ai eu envie de bousculer mes habitudes une fois de plus.

C’est pourquoi j’ai démarré un nouveau carnet en fin d’année. En repartant sur une valeur sûre du côté de la forme et en décidant de l’utiliser comme bon me semble, quitte à devoir en changer – faute de place – dans quelques mois.

En vertu de mes inspirations du moment, je m’en tiens à un grand minimalisme et contrairement aux autres années, je me concentre sur l’écriture à cet endroit.

Je suis ravie de cette décision pour le moment mais vu que j’ai un beau journal tout neuf, je ne suis probablement pas très objective. 😉

Inktober 2019

#Inktober, ceux qui y étaient savent.
J’avais un plan.
Ha ! Tu vois où je veux en venir ?

Le 1er, après bien des revirements d’humeur, je pensais être relativement prête. 31 dessins à l’encre au cours du mois, la liste officielle pour ne pas trop réfléchir et un thème perso pour ne pas trop s’ennuyer.
Et surtout, l’autorisation expresse d’avoir recours à tous les subterfuges, à toutes les tricheries, pour simplement arriver au bout. Voire même, seulement à mi-parcours.

Comme toujours, je suis partie fort. L’idée c’était de produire une sorte de carnet de voyage imaginaire, au fil des indications de la liste officielle. Et j’étais plutôt satisfaite de cette première tentative.

Le matin du deuxième jour, déjà, le mur. Impossible de sortir quoi que ce soit. Je regarde mon bureau avec anxiété, je ne m’autorise pas à faire autre chose et je décide de me laisser un peu de temps. Parce qu’il vaut mieux que je reprenne en cours de route, que de tout laisser tomber.

Les jours passent et devant mon incapacité à suivre cette si chouette idée, je me résous à changer le plan.
D’abord je réduis le format, ensuite je fais plus simple. Je prends la liste officielle au pied de la lettre et je gribouille le premier truc qui me vient à l’esprit. Je m’applique.

Je suis contente de moi, je reprends confiance.
Je trouve que ça a de la gueule.

Arrivée au numéro 5, la machine s’emballe à nouveau. Dès le départ, j’avais prévu de passer les dimanches, un procédé que je trouvais équilibré puisque je ne choisissais pas quels thèmes allaient disparaître.
A nouveau à jour, je prévois donc, le lundi suivant, de corser le jeu.

Monumentale erreur.
Finalement, j’ai décidé de ne pas terminer numéro 7 puisqu’il m’est bien plus utile sous cette forme, pour me rappeler à quel moment je me suis gaufrée. A partir de là, impossible de repartir encore une fois.

Je laisse les jours défiler jusqu’à la fin du mois… Et puis, à la faveur d’un changement d’air, sans y croire, les blobs me sauvent encore une fois.

Le pire, c’est que je les adore. Pourquoi n’y ai-je pas pensé dès le début ?
Plus important encore, quelles leçons tirerai-je de cette expérience l’année prochaine ? L’avenir me le dira.
En attendant…

Inktober 2019 : 11/31, pas mal.

Expérimentations

Depuis quelques temps, j’essaie de faire les choses différemment et comme je réussis parfois, j’ai envie de célébrer ces petites victoires.

Dans la vie, ça veut dire bouleverser tous mes plans pour m’occuper du journal différemment mais j’en parlerai plus dans un prochain article.
Repeindre un meuble sur un coup de tête et en dépit de toutes les règles mais être satisfaite du résultat.
Partir pour de minuscules aventures à nouveau, il faudrait que je parle de ça aussi, à l’occasion.
Goûter de nouvelles choses, les faire soi-même et en être fière même si c’est somme toute assez médiocre.

Ces petites choses peuvent n’avoir l’air de rien mais elles m’aident à penser autrement et à appliquer ces principes ailleurs.

Dans l’art, ça veut dire s’autoriser à gribouiller des petites choses qu’on trouve moche mais en s’appliquant quand même.
Ou bien utiliser du matériel qui prend la poussière depuis longtemps, dans l’attente d’un hypothétique grand jour, pour un simple exercice de coloration.

Attraper le carnet de gribouille sans réfléchir pour jeter négligemment sur le papier cet embryon d’idée et prendre plaisir à lui donner vie, même si on est loin de la splendeur imaginée.

Reprendre ce qui a déjà été commencé, repartir sur un canevas ni blanc, ni vierge et aller de l’avant, tant bien que mal parce que finalement, c’est un peu comme ça dans la vie aussi.