#AugustAdipose

Ça fait un an ou deux que je regarde passer ce hashtag avec émerveillement. Par contre, mes compétences de restitution du corps humain me navrent toujours autant…
Tous mes remerciements et toutes mes excuses aux modèles ! <3

Merci aussi à Shelby pour ce tweet consciencieusement archivé mais aussi pour toutes ses illustrations superbes au cours du mois.

https://twitter.com/shelbobergen/status/1157410942499602432

J’ai attaqué la semaine fort en choisissant les images qui m’inspiraient le plus et en partant pour des illustrations complètes et stylisées.

Je n’étais pas mécontente du résultat – enfin, tant que je n’y regarde pas de trop près – et le processus ne s’est pas révélé trop pénible.

Finalement, une fois passée à la couleur, je ne voyais plus que les défauts mais je restais satisfaite du travail accompli.

Par la suite, j’ai eu toutes les difficultés du monde à m’y remettre alors j’ai décidé de revoir mes exigences à la baisse et de me contenter de gribouiller des croquis.
Une bonne manière de se rendre compte des progrès qui me restent à faire dans le domaine…

Créatures

Tout commence souvent par un blob.

D’abord, j’applique de l’eau. Une bonne dose, même si apparemment, je pourrais encore être plus généreuse.

Ensuite vient la couleur.
Un bleu outremer profond, que j’affectionne beaucoup en ce moment, accompagné d’un orange complémentaire.

Quand tout est sec et bien sec, je prends mon temps pour encrer directement les premières caractéristiques de mes créatures.

Ici, je vois un œil ou une corne. Là, une fourrure épaisse.
Par la suite, le reste s’impose de lui-même.

Enfin, quand tout est à nouveau bien sec, j’ajoute des détails au crayon noir.

Un motif, une texture, une ombre.

C’est là que ces bestioles acquièrent tout leur caractère mais aussi que le risque d’en faire trop est le plus fort.

Je souris avec satisfaction mais je ne m’attarde pas plus longtemps, bientôt je pourrais bien leur trouver des noms et avoir envie de conter leurs étonnantes aventures…

Les petites roues

Je me disais bien que ça faisait un moment que je m’étais mise en tête de revenir fureter dans ces contrées abandonnées… Mais je n’avais pas réalisé que ça faisait deux mois.

DEUX LUTIN DE MOIS, nom d’une biscotte !

Alors rien n’est prêt et rien ne va comme je voudrais mais aujourd’hui, je ne sais pas, je m’en tamponne un peu ? Suffisamment ? Et par conséquent, je vais publier un nouvel article qui sera comme il sera et voilà.

Aquarelle alizarine, terre de Sienne brûlée et ocre, réhauts au crayon

Par moments, je n’arrive plus à prendre un crayon et un morceau de papier pour dessiner. C’est comme ça.

Quand ces périodes durent longtemps, si j’essaie d’en sortir en peignant directement quelque chose qui a la moindre prétention, c’est l’échec assuré.
Sans trop de surprise, entre la rouille des muscles, des idées et la pression de se sortir de l’impasse… Impossible d’être satisfaite de ce que j’aurais fait. C’est bête mais c’est comme ça aussi.

Pour aller de l’avant, il faut que j’accepte de remettre des petites roues à mon vélo.
De peindre ou de dessiner pour le seul plaisir de sentir le glissement du pinceau ou du crayon sur son support.
De voir les pigments se promener à leur gré dans leur bain.
D’observer les couleurs se marier amoureusement. Ou pas.

N’oubliez pas de respirer calmement. Et relâchez les épaules.

Aquarelle turquoise, vert de vessie et vert Guignet, réhauts au crayon

2018, Semaine 29

Avec « Dilutions », au départ il n’était question – comme son nom l’indique – que de tester différentes dilutions de mon encre de chine. Et puis je me suis laissée emportée. Le format carré, lui, résulte sûrement des essais de la semaine dernière.

Quant au morceau de papier qui m’est resté entre les mains après découpage, j’en ai fait un marque-page.
Parce que… Je n’en ai jamais assez ?

Enfin, avec cette « glace en terrasse », j’ai testé ma nouvelle encre marron, appliquée pour le coup à la bonne vieille plume.
Une technique qui ne me réussit toujours pas plus que ça !
(Vous noterez que les ombres ont été faites au gris de Payne. 😉 )

2018, Semaine 27

Cette semaine, allez savoir pourquoi, j’ai ressorti les Posca.

Enfin, si, je sais pourquoi.
Il se trouve qu’après mes expériences de gouache sur bois, je me suis mise en tête de peindre sur du carton toilé. J’ai donc fait quelques tests sur des mini formats carrés de 10 cm de côté.

Ma sélection de Posca étant plutôt réduite pour le moment, cette méduse a fait les frais de mes tâtonnements.

Et ce rat, quant à lui, a poussé le papier de mon carnet dans ses derniers retranchements !

2018, Semaine 24

Histoire de varier un peu, cette semaine je vous propose des extraits d’un de mes carnets de croquis.

Au programme : gribouillage devant la télé, échauffement du matin ou dessin automatique, au Bic et à l’aquarelle.

Ces derniers temps, je dois dire que j’aime beaucoup me prêter à l’exercice suivant : je crée des « tâches » d’aquarelle variées lorsque je change de couleur, pour y revenir plus tard et les remplir de ce qui me passe par la tête.
Une bonne façon de se mettre en route le matin.

2018, Semaine 22

Dernière semaine entre le mois de mai et de juin oblige, cette fois je vous propose quelques extraits du journal.

La couleur dominante de mai était donc le vert, quant au thème, il est resté assez flou même pour moi ! J’avais envie de feuilles tropicales et j’ai adoré dessiner des coquilles d’escargots un peu partout, d’ailleurs, je ne suis pas mécontente de mes deux gastéropodes de la toute fin du mois.

Et enfin, la couverture du mois de juin :
la couleur dominante sera un jaune-ocre et le thème, coquillages et sable fin.

2018, Semaine 21

Comme c’était compliqué de trouver quelque chose de concret à vous montrer cette semaine, j’ai eu envie de partager quelques photos puisque ça fait longtemps.

J’aime simplement dégainer mon téléphone, sur le vif, pour capturer des images qui me serviront plus tard de référence (j’ai une passion pour les textures !) ou bien qui m’inspirent sur le moment.

2018, Semaine 19

Une fois de plus, j’avais de grandes ambitions pour le #mermay cette année.
Et une fois de plus, je m’écrabouille toute seule sous la pression des objectifs et des contraintes que je me fixe.

Ça serait bien que je n’oublie pas systématiquement comment dessiner en me faisant plaisir à ces occasions. :/

2018, Semaine 18

Cette semaine la météo était incroyable et j’étais en déplacement dans ma famille. Un matin, j’ai demandé à mon papa (qui travaille le bois) s’il ne pourrait pas peut-être-éventuellement-sinon c’est pas grave, me fabriquer un petit chevalet de table, s’il te plaît <3 ?

Mon papa et son atelier bordélico-magique étant ce qu’ils sont, un grand chevalet apparaissait devant moi cinq minutes plus tard.
(Comment je n’ai jamais su qu’il était là avant, lui, magiiie !)

Je me suis donc installée dans le jardin, alors que le soleil me chauffait bien le dos et séchait bien ma gouache, aussi.

La gouache, donc ! Nouvelle lubie !