Raconter

Je suis frustrée et nostalgique. Je me souviens d’un temps où, instinctivement, naturellement, je gribouillais des petits personnages dans les marges de mes cours, pour raconter des blagues, raconter une aventure, raconter ma vie.

Je n’y arrive plus et ce n’est pas faute d’essayer.

Je tourne autour de cette envie, de cette pulsion presque, comme un fauve autour de sa proie : prudemment. Trop prudemment ?
Probablement. 🙂

J’essaie d’apprivoiser la bête, je fais des exercices, j’explore, je tente des trucs. Ici, j’ai pris une série de selfies en mimant des expressions pour jouer avec la stylisation, pour voir si j’étais capable de traduire dans ce langage qui m’échappe. C’est instructif mais frustrant.

Par moment, la coupe déborde, je griffonne péniblement quelque chose. Je raconte. Mais mal ! Ca ne va toujours pas. Alors, je cherche encore.

Carnet de croquis

Gribouillages, blobs et échauffements !

Recherches de palettes, exploration des couleurs rompues…

Croquis divers, d’après photos ou d’imagination.

Les choses avancent bien, je suis plutôt contente – mais toujours frustrée quand même – de la pratique autant que des résultats.

Je finis des trucs : l’abécédaire !

Emballée par mes petits robots de mars, en mai, je me lançais dans une nouvelle série : un abécédaire.

Vers l’article :
Avril Alphabet

Le projet était plus ambitieux : 26 pièces au lieu de 15, un format doublé et des contraintes plus serrées. J’en ai produit moins de la moitié et j’en ai eu assez.

Pourtant, le fait de transformer les petits robots en un carnet m’a motivé à les reprendre… Pour pouvoir les relier ! 😉

Les 26 lettres de l’alphabet, tracée à l’encre noire, agrémentées de motifs au Posca blanc fin.
Le tout relié en dos carré collé, simplement. 🙂

YES ! \o/

Manège

Il y a des matins où je n’arrive pas à me décider sur quoi dessiner. Les générateurs aléatoires ont leurs limites, l’observation directe aussi… Quand le blocage persiste, j’aime prendre un illustré et copier.

Je ne suis pas de ceux qui pensent que la copie est une mauvaise chose. S’attribuer le travail de quelqu’un d’autre, oui, sans aucun doute.

Bref, j’aime le fanart. Par contre, je ne suis pas toute jeune. Donc, récemment armée d’un carnet de croquis format A4, je suis retombée amoureuse d’un livre de mon enfance : un illustré du Manège enchanté de Serge Danot.

Palette Paon

Il y a déjà quelques temps, j’ai acheté une petite palette en plastique dont je me sers beaucoup. Je l’ai rempli de gouache bon marché, fait quelques mélanges selon mon inspiration du moment et j’en suis très contente.

Parfois, je la nettoie sommairement et avec plaisir. D’abord parce que ça me donne l’impression de m’éclaircir les idées mais aussi parce que les combinaisons que j’obtiens au cours de l’opération me font sortir de mes habitudes.

Cette fois-ci, mon nettoyage a été le prétexte pour barbouiller un A4 épais. Puis, de gribouiller quelques paysages. Et enfin, de faire quelques recherches à propos de plumes.

Plus tard, grâce à ma tablette lumineuse, j’ai transféré un croquis inspiré d’une plume de paon sur mon fond barbouillé.

Et finalement, je me suis laissée porter par les envies du moment. La pièce finale n’est pas ma préférée mais cela ne me semble pas si important, dans la mesure où j’ai pris beaucoup de plaisir à la concevoir.

Licornes

Contrairement à ce que cet article pourrait laisser croire, je n’avais pas prévu de participer au #Junicorn cette année. Mon mois de juin s’annonçait déjà suffisamment compliqué et je n’ai pas d’affection particulière pour les équidés cornus.

Et pourtant, je devrais maintenant savoir que les choses se déroulent rarement suivant le plan, n’est-ce pas ?

Si bien que, sans prévenir, je me suis d’abord retrouvée à gribouiller ces licornes dodues, de mon propre chef…

Pour finalement enchaîner plusieurs déclinaisons d’un même modèle. Ne jamais sous-estimer le pouvoir des requêtes des neveux-nièces. 😉

En pratique, on parle ici de A4, sur du papier multi techniques de 250g.
Après une rapide esquisse transférée selon la bonne vieille technique du « transfère ton original grâce à une baie vitrée en plein été, ça passe même avec du 250g, si ton line art est bien contrasté« …
J’ai apporté quelques modifications au gré de mes envies ou des commandes de mes jeunes clients.
Encrage au Pentel brush pen d’amour, même si – clairement – je devrais prendre l’habitude de le faire APRES dans ces cas-là…
Et colorisation aquarelle + gouache + crayons + rehauts divers, formule « tout ce que tu veux jusqu’à satisfaction » !

C’était un exercice intéressant à plus d’un titre. Apprivoiser toujours un peu plus le A4 et le phénomène de déclinaison est un mélange à la fois reposant et enthousiasmant.

Et puis, je crois que j’aime bien les séries courtes. <3

Avril Alphabet

Après ma série de petits robots en mars, j’ai cherché sur quoi me concentrer en avril. Cela fait quelques temps que je tourne autour de l’idée de définir les bases de ce que je fais. De ce que j’aime faire.
Quoi de plus basique qu’un abécédaire ?

Me voilà donc à découper des feuilles de papier beige en A5 et d’y tracer des lettres élancées à l’aide de mon fidèle brushpen de chez Pentel.

Puis j’hésite. Quelle direction prendre ? J’opte pour la sobriété classique d’un trio brun/noir/blanc et avec un posca fin, je crée des maisons.
Je les veux bizarres et variées, à l’image de tous ces endroits où nous sommes nombreux à nous être réfugiés.

Je me lasse vite.
Le format est-il trop grand ? Ou est-ce naturel d’éprouver des difficultés à se concentrer dans ces circonstances ?

Cela n’a que peu d’importance. Les jours passent, mon attention est retenue ailleurs. Je regrette de laisser un énième projet inachevé s’empiler par-dessus ses prédécesseurs mais je sais aussi qu’un jour, j’aurai plaisir à le retrouver et peut-être, à le mener à son terme.

Mise à jour : Je finis des trucs : l’abécédaire !