Peu1mpor’tobre

Octobre et cette bonne vieille habitude de se lancer dans des projets ambitieux le 1er, de se foirer quelques jours plus tard et de culpabiliser le reste du mois… Et comme 2020 est une année formidable, elle ne fait pas exception, évidemment.

J’ai déjà dit que j’étais un peu arrivée au bout des défis de dessin aussi ?
Bien sûr, ils ont des avantages : l’émulation avec la communauté, cette avalanche d’initiatives personnelles – encore plus cette année – et ce coup de fouet de motivation au départ…

Mais vraiment, plus j’y pense et plus je me dis que ça n’est pas fait pour moi.

Tout au long de cette année, j’ai essayé de prendre des chemins de traverse pour m’adapter à ces initiatives plutôt exigeantes…

… Et le bilan n’est pas fameux.

J’ai compris des choses et je réalise que je n’ai pas envie, finalement, de me tortiller pour correspondre à quelque chose qui ne me va pas.

Révolutionnaire, hein ?

Mon but pour cette année, c’était de remplir ce petit carnet. C’est raté, malheureusement. J’en suis à 5/24 mais ça m’est un peu égal parce que j’ai bien aimé ce projet et que j’ai vraiment envie de le terminer, même si c’est en novembre ou même en 2021. Je regarde en arrière et je sais que je peux le faire alors… La suite au prochain épisode ! 😉

Je finis des trucs : l’abécédaire !

Emballée par mes petits robots de mars, en mai, je me lançais dans une nouvelle série : un abécédaire.

Vers l’article :
Avril Alphabet

Le projet était plus ambitieux : 26 pièces au lieu de 15, un format doublé et des contraintes plus serrées. J’en ai produit moins de la moitié et j’en ai eu assez.

Pourtant, le fait de transformer les petits robots en un carnet m’a motivé à les reprendre… Pour pouvoir les relier ! 😉

Les 26 lettres de l’alphabet, tracée à l’encre noire, agrémentées de motifs au Posca blanc fin.
Le tout relié en dos carré collé, simplement. 🙂

YES ! \o/

Les petits robots, le retour

En mars, si vous vous souvenez bien, je dessinais une quinzaine de petits robots, sur un coup de tête.

Vers l’article :
la marche des petits robots

Le problème avec les séries, c’est que pour les conserver, les archiver, je ne sais jamais trop quoi faire.

Si bien que, sur un autre coup de tête, j’ai eu envie de les relier.

Alors TADAAA !
Les voilà tous rassemblés, en dos carré collé et je suis bien contente.

Bon, comme vous pouvez le voir, les finitions ne sont pas exceptionnelles mais je pense continuer à me faire la main.

Il faut dire que c’est rudement satisfaisant de voir cette petite pile de gribouillages devenir une sorte de produit fini.

Je vous ai dit que j’étais bien contente ? ^^

Les ratés

Je me suis demandé quoi présenter pour mon mois de juin. La période est plutôt bonne d’ordinaire, pourtant cette année, entre une santé loin d’être optimale et les circonstances particulières de cette première moitié de 2020… J’ai envie de parler des ratés.

Je commence à me faire à l’irrégularité de ma productivité, faire de la limonade quand on a que des citrons et toussa-toussa.
Pourtant, si je ne recommence à partager mon travail qu’au mois de juillet, ça n’est pas parce qu’il n’y a rien à montrer mais bien parce que ce n’est pas ce qui était prévu au départ et que j’ai tardé à admettre que je ne compenserais pas toutes ces failles, si tant est que ça soit souhaitable.
Confortablement installée derrière mon clavier, à un moment où je me sens plus sereine, je contemple ce que j’ai rassemblé pour illustrer mon propos et je m’interroge. Comme d’habitude !

En mars, mes robots me laissent un arrière goût doux-amer mais surtout, j’avais prévu de travailler sur une pièce précise et puis rien.
Ou presque rien.

Je ne saurais même pas vous dire où est le problème mais depuis les étapes préliminaires, quelque chose ne va pas et je suis incapable de rebondir.

En avril, je fais preuve de plus de souplesse. Je m’adapte et je contourne certains blocages avec mon alphabet. Pourtant, j’en reste à huit pièces seulement sur les vingt-six prévues.

Ce travail est intéressant, cependant et j’en suis satisfaite. D’ailleurs, j’espère encore le mener à terme même si objectivement, les chances sont minces. Cet article sera-t-il suffisant pour me le rappeler ?

Enhardie par mon expérience en janvier avec l’auto-portrait qui se trouve ici, je décide de récidiver en mai.
C’est une catastrophe.
Du moins, j’en étais persuadée à ce moment là.

Aujourd’hui, je sirote un verre d’eau, le soleil me caresse le dos et je vois ce qui ne va pas. Je me suis entêtée avec un papier inadapté, mon mélange d’encre était mauvais… Peut-être qu’en poussant un peu plus ?

A posteriori, ces échecs ne m’apparaissent plus de la même manière. Ça n’est pas si mal ? Celle que j’étais ces derniers mois n’avait pas de raisons de se cabrer comme ça.
D’ailleurs, mon verre d’eau est terminé (pensez à bien vous hydrater vous aussi. ;)) et maintenant que j’ai fait le tour de ces derniers mois avec les récents articles, je vais lâcher le clavier pour reprendre les crayons. Avec un peu de chance, celle que je suis aujourd’hui aura un peu appris de ses erreurs.

Avril Alphabet

Après ma série de petits robots en mars, j’ai cherché sur quoi me concentrer en avril. Cela fait quelques temps que je tourne autour de l’idée de définir les bases de ce que je fais. De ce que j’aime faire.
Quoi de plus basique qu’un abécédaire ?

Me voilà donc à découper des feuilles de papier beige en A5 et d’y tracer des lettres élancées à l’aide de mon fidèle brushpen de chez Pentel.

Puis j’hésite. Quelle direction prendre ? J’opte pour la sobriété classique d’un trio brun/noir/blanc et avec un posca fin, je crée des maisons.
Je les veux bizarres et variées, à l’image de tous ces endroits où nous sommes nombreux à nous être réfugiés.

Je me lasse vite.
Le format est-il trop grand ? Ou est-ce naturel d’éprouver des difficultés à se concentrer dans ces circonstances ?

Cela n’a que peu d’importance. Les jours passent, mon attention est retenue ailleurs. Je regrette de laisser un énième projet inachevé s’empiler par-dessus ses prédécesseurs mais je sais aussi qu’un jour, j’aurai plaisir à le retrouver et peut-être, à le mener à son terme.

Mise à jour : Je finis des trucs : l’abécédaire !

La marche des petits robots

Comme l’année n’avait pas commencé de manière très satisfaisante, je m’étais mise en tête de compléter une série au mois de mars et je lorgnais depuis quelques jours sur le Magical March.
J’étais loin de m’imaginer que les événements prendraient le chemin d’une pandémie mondiale.
D’un autre côté, ça m’a aidé à remettre les choses en perspective.

Du point de vue du matériel, je me suis rapidement retrouvée en confinement et comme il était impossible de savoir combien de temps cela allait durer, j’ai pris le parti de jouer l’économie ; en optant pour du papier Clairefontaine 160g, en petit format A6 et j’en ai profité pour ressortir mes feutres qui séchaient bêtement.

Enfin, j’ai laissé tombé toute prétention et avec un sentiment nostalgique de cour d’école, j’ai eu envie de dessiner de drôles de petits robots pour le #MarchOfRobots.

Dans un premier temps, je me suis cantonnée à des formes et des couleurs simples, pour définir les bases de l’exercice. Une antenne, un moyen de locomotion, un visage, une jauge de carburant… Et puis, à mesure que je m’amusais à leur donner vie, les petits robots sont allés en se compliquant.

La série s’est arrêtée là, mes créations avaient accompli leur mission : me redonner un peu le sourire en ces temps difficiles.

Je ne manque pas d’idées d’applications plus concrètes les concernant mais ça, c’est une autre histoire.

Mise à jour : les petits robots, le retour !

Claudea Elegans

En ce moment, passion encre iridescente ! Et quoi de mieux qu’un peu de papier noir pour lui rendre hommage ? Pour le sujet, j’ai souvent naturellement recours aux choses de la mer, que je trouve fascinantes.

Je commence donc par un croquis sur mon fidèle carnet. L’encre cuivrée m’inspire ces superbes algues rouges : claudea elegans.
Je trace une esquisse sans soucis parce que l’encre est très couvrante.

A l’encrage, ça ne se passe pas aussi bien que je l’aurais souhaité.
Impossible de tirer quoi que ce soit de mes plumes et je peine avec le pinceau.
Pas très grave cependant, c’est la brillance de l’encre qui fait tout le travail !

Au final, je décide de passer un peu de crayon Derwent métallisé cuivré entre les traits d’encre.
Et voilà !
Je fais encore quelques tests, je ne suis pas emballée par ce papier mais il sera parfait à coller dans un carnet.

Il ne reste plus qu’à trouver une idée pour tester l’encre argentée !

Encre

Frustrée par mes tâtonnements en BD, je me suis laissée entraîner par l’esprit des fêtes de fin d’année et par le bonheur des lavis colorés sur le papier épais…
D’autant que c’était l’occasion idéale de ressortir mon encre dorée !

Inktober 2019

#Inktober, ceux qui y étaient savent.
J’avais un plan.
Ha ! Tu vois où je veux en venir ?

Le 1er, après bien des revirements d’humeur, je pensais être relativement prête. 31 dessins à l’encre au cours du mois, la liste officielle pour ne pas trop réfléchir et un thème perso pour ne pas trop s’ennuyer.
Et surtout, l’autorisation expresse d’avoir recours à tous les subterfuges, à toutes les tricheries, pour simplement arriver au bout. Voire même, seulement à mi-parcours.

Comme toujours, je suis partie fort. L’idée c’était de produire une sorte de carnet de voyage imaginaire, au fil des indications de la liste officielle. Et j’étais plutôt satisfaite de cette première tentative.

Le matin du deuxième jour, déjà, le mur. Impossible de sortir quoi que ce soit. Je regarde mon bureau avec anxiété, je ne m’autorise pas à faire autre chose et je décide de me laisser un peu de temps. Parce qu’il vaut mieux que je reprenne en cours de route, que de tout laisser tomber.

Les jours passent et devant mon incapacité à suivre cette si chouette idée, je me résous à changer le plan.
D’abord je réduis le format, ensuite je fais plus simple. Je prends la liste officielle au pied de la lettre et je gribouille le premier truc qui me vient à l’esprit. Je m’applique.

Je suis contente de moi, je reprends confiance.
Je trouve que ça a de la gueule.

Arrivée au numéro 5, la machine s’emballe à nouveau. Dès le départ, j’avais prévu de passer les dimanches, un procédé que je trouvais équilibré puisque je ne choisissais pas quels thèmes allaient disparaître.
A nouveau à jour, je prévois donc, le lundi suivant, de corser le jeu.

Monumentale erreur.
Finalement, j’ai décidé de ne pas terminer numéro 7 puisqu’il m’est bien plus utile sous cette forme, pour me rappeler à quel moment je me suis gaufrée. A partir de là, impossible de repartir encore une fois.

Je laisse les jours défiler jusqu’à la fin du mois… Et puis, à la faveur d’un changement d’air, sans y croire, les blobs me sauvent encore une fois.

Le pire, c’est que je les adore. Pourquoi n’y ai-je pas pensé dès le début ?
Plus important encore, quelles leçons tirerai-je de cette expérience l’année prochaine ? L’avenir me le dira.
En attendant…

Inktober 2019 : 11/31, pas mal.