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Auto-portrait

31 décembre 2019, 17h environ.
Je regarde le soleil se coucher sur le dernier jour de l’année, il fait froid mais je me sens bien. Je prends beaucoup de photos, dont quelques selfies, ce qui est loin d’être habituel.

02 janvier 2020, 15h environ.
Je trie les photos prises le 31. Je regarde ce selfie et j’ai bien envie de changer de tête numérique pour la nouvelle année mais… Les portraits c’est tellement la plaie !

Pourtant, merci 2020 pour le supplément de confiance et d’envie d’expérimenter ! Je prends le premier bloc de papier qui me vient, il n’est pas très adapté du coup et je commence. Ça ira.

Bizarrement, assise en tailleur sur un canapé familial loin de chez moi… Tout coule de source.
Je termine une esquisse satisfaisante, je pose quelques couleurs ici et là, je laisse sécher… Et puis, je regarde le résultat sans trop y croire…

C’est… Pas mal ?!

2020

Attablée chez moi, alors que je termine cette pièce pour saluer la nouvelle année, je réalise subitement à quel point elle n’a rien de la joyeuse légèreté que l’on prête d’ordinaire à ces gribouillages.

A cet instant, comme encore maintenant alors que je rédige cet article, je comprends aussi que cela me convient.
Toutes nos années ne sont pas joyeuses ou légères et parfois, on anticipe le futur avec une certaine appréhension.

Pour autant, j’ai tout de même envie de célébrer la fin de 2019 et l’avènement de 2020. Car, que nos années soient bonnes ou mauvaises, être en mesure de les voir défiler me remplit d’autant de gratitude que de fierté.

Parce que je suis toujours là.
Et si tu me lis, alors toi aussi.
Bonne année !

Sketchbook

Il y a plein de choses dont je ne suis pas très satisfaite dans ma pratique du dessin.
Vraaaiment plein.
Mais avec la fin de 2019, je réalise que je ne me suis jamais autant servi de mes carnets et que ça, c’est une bonne chose.

Parce que j’en ai des tas à remplir, évidemment ! Mais aussi parce qu’il n’y a que comme ça que l’on avance, par la pratique. Ça implique de dessiner autant que possible et aussi, de dessiner mal.

Bon, je raconte ça mais j’illustre cet article avec deux pages dont je suis plutôt satisfaite, plutôt qu’avec une autre tentative de portrait qui collerait des cauchemars à n’importe qui… Enfin, vous voyez où je veux en venir ?

Encre

Frustrée par mes tâtonnements en BD, je me suis laissée entraîner par l’esprit des fêtes de fin d’année et par le bonheur des lavis colorés sur le papier épais…
D’autant que c’était l’occasion idéale de ressortir mon encre dorée !

BD

Enhardie par les résultats de mon #Huevember, j’ai eu envie d’appliquer la même recette en décembre.
Et le domaine qui me trotte le plus en tête, c’est la narration graphique ou la BD, pour faire simple.

Il ne me restait plus qu’à faire un stupide achat impulsif et acquérir un énième cahier supplémentaire… Avant de me lancer.

Clairefontaine Goldline, multi-techniques, 64 feuilles, 140g

Le moins qu’on puisse dire, c’est que ça aura été fastidieux mais instructif.

Je suis contente d’être parvenue à m’exprimer mais le résultat est encore tellement rigide ! Et absolument pas adapté à un rendu rapide et instinctif. Enfin, on ne peut pas dire que je sois surprise.

Le meilleur reste à venir comme on dit, n’est-ce pas ?

#Huevember

Un nouveau défi tous les mois ! (non.)

Après mes résultats de l’#Inktober en demi-teinte (ha !), j’étais très motivée et peut-être un peu mieux armée pour faire face à ce challenge.
Alors, j’ai eu envie de me laisser porter par le plaisir anticipé de contempler une belle série terminée à la fin du mois.

J’ai découpé plein de petits carrés d’une quinzaine de centimètres de côté et dans un premier temps, je me suis essayée à reproduire les teintes du nuancier officiel avec l’encre que j’avais à disposition.
Pour le coup, certains passages se sont révélés ardus.

Comme nous étions déjà presque mi-novembre, j’ai envisagé l’idée de m’en tenir là. Pourtant il me restait un peu de temps et de motivation… Si bien que j’ai pris le parti de faire des motifs au crayon de couleur, une idée simple pour me porter jusqu’à la ligne d’arrivée.

Enfin, victoire personnelle ! 31 motifs respectant grossièrement le nuancier officiel du challenge.
J’en adore certains, j’en déteste d’autres mais je suis globalement extatique à l’idée d’être enfin parvenue à boucler un projet.

Journal

C’est parti pour l’article annuel concernant le journal.

J’ai toujours collectionné les carnets et toujours plus ou moins pris des notes mais ce n’est que depuis 2016 que je suis vraiment méthodique.

D’abord fascinée par le concept de bullet journal, j’ai fini par m’en écarter peu à peu, tout en conservant certaines habitudes fort utiles.

Du point de vue de la forme, j’ai testé plusieurs approches :

  • En 2016, un carnet A5 Rhodia noir
  • En 2017, un carnet A5 Leuchtturm1917 gris
  • En 2018, un carnet A5 perso à partir de 2 cahiers scolaires
  • En 2019, un carnet A5 perso d’inspiration traveler notebook
  • En 2020, un carnet A5 Leuchtturm1917 noir

Je m’en tiens au format A5, le compromis idéal entre espace disponible et transportabilité. De plus, les carnets Leuchtturm1917 tout simples me conviennent bien. (249 pages, papier 80g, pointillés)

En ce qui concerne l’organisation, j’ai toujours préféré le découpage annuel mais ce système instinctif a ses limites : difficile d’évaluer l’espace nécessaire et le passage d’un carnet à l’autre présente un défi à une période déjà chargée.

C’est pourquoi, début 2019, j’avais décidé d’expérimenter une nouvelle méthode qui me permettait d’ajouter puis d’archiver de plus petits carnets à l’intérieur, au fur et à mesure de mes besoins.
L’idée était bonne mais s’est finalement révélée peu concluante, peut-être pour d’autres raisons.
Si bien que je l’ai mise de côté pour le moment.

Le mois de novembre est traditionnellement le moment où je réfléchis à tout ça et cette année, j’ai constaté que j’avais beaucoup moins écrit.
Les raisons semblent multiples : un désintérêt général peut-être mais aussi le fait que la méthode choisie cette année s’est révélée décevante et que j’ai beaucoup écrit sur mon ordinateur.
Finalement, j’ai eu envie de bousculer mes habitudes une fois de plus.

C’est pourquoi j’ai démarré un nouveau carnet en fin d’année. En repartant sur une valeur sûre du côté de la forme et en décidant de l’utiliser comme bon me semble, quitte à devoir en changer – faute de place – dans quelques mois.

En vertu de mes inspirations du moment, je m’en tiens à un grand minimalisme et contrairement aux autres années, je me concentre sur l’écriture à cet endroit.

Je suis ravie de cette décision pour le moment mais vu que j’ai un beau journal tout neuf, je ne suis probablement pas très objective. 😉

Inktober 2019

#Inktober, ceux qui y étaient savent.
J’avais un plan.
Ha ! Tu vois où je veux en venir ?

Le 1er, après bien des revirements d’humeur, je pensais être relativement prête. 31 dessins à l’encre au cours du mois, la liste officielle pour ne pas trop réfléchir et un thème perso pour ne pas trop s’ennuyer.
Et surtout, l’autorisation expresse d’avoir recours à tous les subterfuges, à toutes les tricheries, pour simplement arriver au bout. Voire même, seulement à mi-parcours.

Comme toujours, je suis partie fort. L’idée c’était de produire une sorte de carnet de voyage imaginaire, au fil des indications de la liste officielle. Et j’étais plutôt satisfaite de cette première tentative.

Le matin du deuxième jour, déjà, le mur. Impossible de sortir quoi que ce soit. Je regarde mon bureau avec anxiété, je ne m’autorise pas à faire autre chose et je décide de me laisser un peu de temps. Parce qu’il vaut mieux que je reprenne en cours de route, que de tout laisser tomber.

Les jours passent et devant mon incapacité à suivre cette si chouette idée, je me résous à changer le plan.
D’abord je réduis le format, ensuite je fais plus simple. Je prends la liste officielle au pied de la lettre et je gribouille le premier truc qui me vient à l’esprit. Je m’applique.

Je suis contente de moi, je reprends confiance.
Je trouve que ça a de la gueule.

Arrivée au numéro 5, la machine s’emballe à nouveau. Dès le départ, j’avais prévu de passer les dimanches, un procédé que je trouvais équilibré puisque je ne choisissais pas quels thèmes allaient disparaître.
A nouveau à jour, je prévois donc, le lundi suivant, de corser le jeu.

Monumentale erreur.
Finalement, j’ai décidé de ne pas terminer numéro 7 puisqu’il m’est bien plus utile sous cette forme, pour me rappeler à quel moment je me suis gaufrée. A partir de là, impossible de repartir encore une fois.

Je laisse les jours défiler jusqu’à la fin du mois… Et puis, à la faveur d’un changement d’air, sans y croire, les blobs me sauvent encore une fois.

Le pire, c’est que je les adore. Pourquoi n’y ai-je pas pensé dès le début ?
Plus important encore, quelles leçons tirerai-je de cette expérience l’année prochaine ? L’avenir me le dira.
En attendant…

Inktober 2019 : 11/31, pas mal.

Expérimentations

Depuis quelques temps, j’essaie de faire les choses différemment et comme je réussis parfois, j’ai envie de célébrer ces petites victoires.

Dans la vie, ça veut dire bouleverser tous mes plans pour m’occuper du journal différemment mais j’en parlerai plus dans un prochain article.
Repeindre un meuble sur un coup de tête et en dépit de toutes les règles mais être satisfaite du résultat.
Partir pour de minuscules aventures à nouveau, il faudrait que je parle de ça aussi, à l’occasion.
Goûter de nouvelles choses, les faire soi-même et en être fière même si c’est somme toute assez médiocre.

Ces petites choses peuvent n’avoir l’air de rien mais elles m’aident à penser autrement et à appliquer ces principes ailleurs.

Dans l’art, ça veut dire s’autoriser à gribouiller des petites choses qu’on trouve moche mais en s’appliquant quand même.
Ou bien utiliser du matériel qui prend la poussière depuis longtemps, dans l’attente d’un hypothétique grand jour, pour un simple exercice de coloration.

Attraper le carnet de gribouille sans réfléchir pour jeter négligemment sur le papier cet embryon d’idée et prendre plaisir à lui donner vie, même si on est loin de la splendeur imaginée.

Reprendre ce qui a déjà été commencé, repartir sur un canevas ni blanc, ni vierge et aller de l’avant, tant bien que mal parce que finalement, c’est un peu comme ça dans la vie aussi.

#Sketchtember

Dès la fin du mois d’août, j’ai commencé à ressentir de vilains frissons en voyant apparaître le redouté #inktober sur les réseaux sociaux, alors que je profitais encore des doux rayons du soleil d’été.

Résignée et parce que je l’avais déjà vu se promener l’année dernière, j’ai décidé de m’échauffer avec #sketchtember. D’autant que ça faisait quelques temps déjà que j’avais envie de bousculer mes habitudes en matière de croquis.

Fidèle à moi-même, je suis partie bille en tête en inaugurant un joli nouveau carnet et en planifiant bien comme il faut tout ce que j’allais faire ce mois-ci…

Sans surprise, à peine une semaine plus tard, je n’avais plus envie. Apprendrai-je un jour de mes erreurs ?
Au moins, ces challenges saisonniers sont une source inépuisable de remise en question et puis, je ne suis pas mécontente du travail accompli et de quelques nouveaux réflexes.
Mais ça, c’est une autre histoire.