2021

L’année dernière, je rédigeais un article similaire pour marquer le changement calendaire.

Je n’étais pas très sereine et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’année 2020 n’a pas manqué de raisons de s’inquiéter.

En vieillissant, je dois admettre que le nouvel an ne me remplit plus du même espoir puissant en l’avenir. Cet élan d’optimisme s’est transformé en quelque chose d’autre. Un sentiment de résilience, peut-être ?

2021 et moi nous rencontrons dans une atmosphère semblable. Cette année plus que tout autre, j’aime m’imaginer relire ce billet de blog dans un an et j’espère que toi aussi, lecteur.

Comme l’année passée, je suis allée regarder le dernier coucher de soleil de 2020, sur l’océan cette fois. C’est peut-être ce qui a inspiré tous ces coquillages au mois de décembre ?

D’abord, plusieurs lavis de bleus et de verts métallisés, suivis de formes instinctives au gris de Payne.
N’oubliez pas d’accrocher le reflet d’un nuage au passage.

Du crayon outremer pour dessiner mes coquillages.
J’ai gommé les chiffres, pour leur donner l’aspect évanescent qu’ils m’inspirent.
Et enfin, quelques rehauts d’or, pour le sable autant que l’espoir.

Journal

Le mois de novembre est, depuis quelques années, le moment où j’aime faire le point sur l’utilisation de mon journal. J’ai recommencé à écrire régulièrement fin 2016 et après que 2017 et 2018 se soient révélées plutôt fastes…

(Je vous invite à parcourir le tag journal, si vous voulez creuser…)

… J’ai peu utilisé mon journal en 2019. Une tendance qui s’est confirmée cette année encore, les raisons étant celles que j’évoquais dans mon dernier article.

Mon fidèle Leuchtturm1917, simple, noir, 249 pages, papier 80g, pointillés.

Le journal m’apparaît toujours comme un outil précieux d’organisation : j’aime l’avoir toujours sous la main, pour y jeter mes idées rapidement ou planifier ce que je veux faire. Et j’apprécie aussi de pouvoir m’y référer plus tard au gré de mes besoins… Ou simplement de le feuilleter pour me souvenir de mon état d’esprit à un moment ou un autre.

Pour autant, si je m’en sers presque quotidiennement…
(J’aime m’installer devant le matin au réveil pour faire le point.)
… Je n’écris plus de longues notes rapportant les évènements ou mes sentiments et je n’y dessine plus non plus.

Ca ne me manque pas, mes habitudes ont seulement changé. Mes envolées lyriques ont trouvé leur place dans l’univers numérique, un environnement plus pratique et nomade, accessible depuis un ordinateur aussi bien que mon téléphone. Et le dessin a ses espaces dédiés, qui me permettent aussi d’être plus… Fantasque. 🙂

C’est austère et cela m’arrive de le regretter mais j’aime aussi cela soit visuellement sobre et minimaliste, c’est apaisant.

Une affaire de choix.

En pratique, mon système reste le même : une page pour le mois, avec un petit calendrier, sur laquelle je peux aussi accumuler des post-it. Une page avec un calendrier vertical, que je remplis au jour le jour et qui permet d’avoir une vision d’ensemble. Enfin, un espace variable pour prendre des notes au gré de mes envies, qui ne sert parfois même pas.

Tenir un journal est une activité que je recommande chaudement. Sa forme, son apparence, ne comptent que si vous le souhaitez.
Comme beaucoup d’autres choses, l’important, c’est ce qui se trouve à l’intérieur.

#Huevember

Le challenge coloré du mois de novembre m’avait laissé une (très) bonne impression, l’année dernière.
(Surtout parce que j’en étais venue à bout de manière très inattendue et au moins aussi satisfaisante.)

L’année 2020 ayant été ce qu’elle a été… Je n’avais pas grand espoir. Et pourtant, je ressentais profondément l’envie de faire quelque chose, ne serait-ce que pour aviver le souvenir de cette réussite.

Fidèle à mes habitudes, j’ai tournicoté autour de plusieurs idées pendant un moment, avant de faire preuve de pragmatisme (de fatalisme ?) et d’opter pour le plus modeste mais aussi, le plus sûr.

Je suis partie pour un grand format : un A3, que j’ai divisé en rectangles réguliers, puis après réflexion, en triangles.
Je les ai rempli de gouache en suivant grossièrement le nuancier officiel, dans un dégradé en spirale, qui me rappelle un peu un plateau de jeu de l’oie.

C’était un exercice intéressant, qui m’a permis d’utiliser la gouache de manière simple, de me familiariser avec la bonne consistance, son opacité…
Et de jouer avec les mélanges.
Au final, je n’ai pas pu m’empêcher d’ajouter quelques rehauts en plus.

Il y a eu des doutes et de la frustration pendant le processus mais c’était un bon projet : adapté à la situation, pas trop long, ni trop complexe… Et je suis vraiment ravie du produit fini. 🙂

Peu1mpor’tobre

Octobre et cette bonne vieille habitude de se lancer dans des projets ambitieux le 1er, de se foirer quelques jours plus tard et de culpabiliser le reste du mois… Et comme 2020 est une année formidable, elle ne fait pas exception, évidemment.

J’ai déjà dit que j’étais un peu arrivée au bout des défis de dessin aussi ?
Bien sûr, ils ont des avantages : l’émulation avec la communauté, cette avalanche d’initiatives personnelles – encore plus cette année – et ce coup de fouet de motivation au départ…

Mais vraiment, plus j’y pense et plus je me dis que ça n’est pas fait pour moi.

Tout au long de cette année, j’ai essayé de prendre des chemins de traverse pour m’adapter à ces initiatives plutôt exigeantes…

… Et le bilan n’est pas fameux.

J’ai compris des choses et je réalise que je n’ai pas envie, finalement, de me tortiller pour correspondre à quelque chose qui ne me va pas.

Révolutionnaire, hein ?

Mon but pour cette année, c’était de remplir ce petit carnet. C’est raté, malheureusement. J’en suis à 5/24 mais ça m’est un peu égal parce que j’ai bien aimé ce projet et que j’ai vraiment envie de le terminer, même si c’est en novembre ou même en 2021. Je regarde en arrière et je sais que je peux le faire alors… La suite au prochain épisode ! 😉

Carnet de croquis

Dessin automatique et recherche de palette.

Echauffements du matin dans des styles différents.

Expérimentations sur du papier de soie de récupération, par dessus des tests de matériel et palette.

Ici, une de mes pages préférées ! A gauche, alors que j’utilisais songeusement un reste de peinture cyan, je trouve les marques faites par le pinceau intéressantes. A droite donc, mes recherches avec une palette limitées, autour de ces idées de buissons et d’arbustes bas.

Les petits robots, le retour

En mars, si vous vous souvenez bien, je dessinais une quinzaine de petits robots, sur un coup de tête.

Vers l’article :
la marche des petits robots

Le problème avec les séries, c’est que pour les conserver, les archiver, je ne sais jamais trop quoi faire.

Si bien que, sur un autre coup de tête, j’ai eu envie de les relier.

Alors TADAAA !
Les voilà tous rassemblés, en dos carré collé et je suis bien contente.

Bon, comme vous pouvez le voir, les finitions ne sont pas exceptionnelles mais je pense continuer à me faire la main.

Il faut dire que c’est rudement satisfaisant de voir cette petite pile de gribouillages devenir une sorte de produit fini.

Je vous ai dit que j’étais bien contente ? ^^

Balade

Une belle journée dans un endroit aussi tranquille qu’accueillant.

L’envie de dessiner, de peindre, d’après nature.

Et un gros-gros besoin de prendre l’air.

Après une esquisse laborieuse mais déterminée, j’ai encré les lignes au stylo puis coloriser à l’aquarelle.

Les mesures de distanciation sociale se révélant étrangement pratiques pour dissuader d’éventuels curieux.

Au final, je suis agréablement surprise d’avoir hâte de renouveler cette expérience.

Simplicité

Une fois tous les 36 du mois, les choses se passent avec une simplicité confondante. Un phénomène aussi merveilleux que mystérieux.

Je prends une feuille de papier, mes outils préférés et je barbouille un truc vite fait, sans me poser de questions.
Et là où ça devient franchement extraordinaire, c’est que je suis contente de moi, à la fin.

Evidemment, c’est un prodige que je ne parviens pas à reproduire sur commande.
Alors j’essaie de bien en profiter quand ça me tombe dessus.
Ici, des coquilles colorées pour un été particulier.

Et là, un réveil aux aurores pour peindre, sans préliminaires aucun, ces gribouillis de la nature, le tout dans la plus grande sérénité.

D’ailleurs, les regarder aujourd’hui en rédigeant cet article suffit à me tirer un sourire…

Les ratés

Je me suis demandé quoi présenter pour mon mois de juin. La période est plutôt bonne d’ordinaire, pourtant cette année, entre une santé loin d’être optimale et les circonstances particulières de cette première moitié de 2020… J’ai envie de parler des ratés.

Je commence à me faire à l’irrégularité de ma productivité, faire de la limonade quand on a que des citrons et toussa-toussa.
Pourtant, si je ne recommence à partager mon travail qu’au mois de juillet, ça n’est pas parce qu’il n’y a rien à montrer mais bien parce que ce n’est pas ce qui était prévu au départ et que j’ai tardé à admettre que je ne compenserais pas toutes ces failles, si tant est que ça soit souhaitable.
Confortablement installée derrière mon clavier, à un moment où je me sens plus sereine, je contemple ce que j’ai rassemblé pour illustrer mon propos et je m’interroge. Comme d’habitude !

En mars, mes robots me laissent un arrière goût doux-amer mais surtout, j’avais prévu de travailler sur une pièce précise et puis rien.
Ou presque rien.

Je ne saurais même pas vous dire où est le problème mais depuis les étapes préliminaires, quelque chose ne va pas et je suis incapable de rebondir.

En avril, je fais preuve de plus de souplesse. Je m’adapte et je contourne certains blocages avec mon alphabet. Pourtant, j’en reste à huit pièces seulement sur les vingt-six prévues.

Ce travail est intéressant, cependant et j’en suis satisfaite. D’ailleurs, j’espère encore le mener à terme même si objectivement, les chances sont minces. Cet article sera-t-il suffisant pour me le rappeler ?

Enhardie par mon expérience en janvier avec l’auto-portrait qui se trouve ici, je décide de récidiver en mai.
C’est une catastrophe.
Du moins, j’en étais persuadée à ce moment là.

Aujourd’hui, je sirote un verre d’eau, le soleil me caresse le dos et je vois ce qui ne va pas. Je me suis entêtée avec un papier inadapté, mon mélange d’encre était mauvais… Peut-être qu’en poussant un peu plus ?

A posteriori, ces échecs ne m’apparaissent plus de la même manière. Ça n’est pas si mal ? Celle que j’étais ces derniers mois n’avait pas de raisons de se cabrer comme ça.
D’ailleurs, mon verre d’eau est terminé (pensez à bien vous hydrater vous aussi. ;)) et maintenant que j’ai fait le tour de ces derniers mois avec les récents articles, je vais lâcher le clavier pour reprendre les crayons. Avec un peu de chance, celle que je suis aujourd’hui aura un peu appris de ses erreurs.

Adventices

Ambiance printemps.

Comme bon nombre de gens, j’aime dessiner des plantes. Le choix est vaste et la botanique est une science que je trouve passionnante, bien qu’elle puisse paraître rugueuse de prime abord, avec son vocabulaire qui n’a rien d’instinctif.

Par dessus tout, j’aime les plantes du quotidien, surtout celles que l’on méjuge, les mauvaises herbes ou adventices : « celles qui viennent de l’extérieur » sont mes préférées entre toutes.
N’y a-t-il pas un écart étonnant entre la vulgarité du nom que l’on a choisi pour le pissenlit et la poésie de ces fleurs brillamment ensoleillées, persévérantes malgré le passage de la tondeuse, de ces panaches duveteux qu’un simple souffle d’air emporte au loin ?

Pour ces croquis indulgents inspirés de superbes planches botaniques, j’ai d’abord placé une esquisse pour la composition, encré mes lignes au simple stylo bille puis passé quelques couches d’aquarelle et d’encre de Chine très diluée pour les ombres.

Quelques pages de plus dans mon carnet de croquis, quelques jours de plus teintés d’un parfum de printemps qui me ressemble.